Victoire à la Bibliothèque du Parlement et à la Chambre des communes

Les membres en service à la Bibliothèque du Parlement et à la Chambre des communes (Groupe de l’exploitation et Services postaux) célèbrent d’importants gains obtenus lors de la récente ronde de négociations. Les deux unités ont négocié et obtenu de meilleurs accès à certains congés et des améliorations sur le lieu de travail.

Voici un aperçu de l’entente conclue avec la Bibliothèque du Parlement : 

  • Reconnaissance de l’ancienneté dans l’établissement des horaires
  • Amélioration des dispositions sur le congé de deuil
  • Amélioration des dispositions sur le congé pour obligations familiales
  • Accès accru aux mesures d’avancement professionnel telles que le congé d’études
  • Nouvelles protections contre le harcèlement et l’abus de pouvoir de l’employeur

Aperçu de l’entente conclue pour le Groupe de l’exploitation et Services postaux à la Chambre des communes :

  • Le syndicat a négocié avec brio des congés payés pour rendez-vous chez le médecin et le dentiste
  • Un meilleur accès à la prime de fin de semaine
  • Plus de jours pour le congé de deuil
  • Améliorations des heures de travail
  • Accès accru aux nouveaux vêtements et uniformes
  • Un meilleur accès aux congés pour obligations familiales et aux congés de maladie pour les travailleurs saisonniers et autres
  • Accès accru aux coupons de taxi pour les heures supplémentaires non prévues

Il importe de souligner que l’AFPC a signé une entente qui permet aux représentants syndicaux d’accéder au lieu de travail. Les membres pourront ainsi communiquer directement avec le personnel du syndicat. Cette victoire permettra à l’AFPC de négocier des ententes similaires pour d’autres unités de négociation afin que les membres puissent interagir sur les lieux de travail avec le personnel du syndicat.

Source : http://psac-ncr.com/fr/victoire-bibliotheque-parlement-chambre-communes-membres-de-l-signent-de-nouvelles-conventions

Les votes de grève pour les unités de négo au Conseil du Trésor commencent le 16 mars

Le président national de l’AFPC Chris Aylward a autorisé la tenue de votes de grève pour les membres des groupes PA, SV, TC et EB. Cette décision fait suite à la parution du rapport de la Commission de l’intérêt public la semaine dernière.

Plus de 90 000 fonctionnaires pourront donc se prononcer entre le 16 mars et le 7 mai 2020. Rappelons que les 27 000 membres travaillant à l’Agence du revenu du Canada ont déjà commencé à voter.

« Nos équipes de négociation ont besoin d’un solide mandat de grève pour forcer le Conseil du Trésor à revenir à la table avec un nouveau mandat et à conclure rapidement une entente équitable », a martelé le président national.

Il a d’ailleurs fait remarquer que, dans le rapport sur les enjeux communs, la commission de l’intérêt public (CIP) a été très claire : si le gouvernement veut parvenir à une entente, il devra offrir aux membres de l’AFPC un meilleur dédommagement pour les ratés de Phénix et des augmentations salariales tenant compte de l’inflation. La CIP a aussi souligné la nécessité de réduire les écarts de rémunération qui existent entre certains groupes qui sont sous-payés par rapport à d’autres groupes du secteur public fédéral et du secteur privé et de s’attaquer aux problèmes de recrutement et de maintien en poste.

Or, le gouvernement rate complètement la cible. Il offre des augmentations salariales non indexées sur l’inflation et un dédommagement dérisoire qui ne s’applique pas également à tous les fonctionnaires.

« Le gouvernement minoritaire de Trudeau ne peut se permettre d’autres perturbations. La menace d’une grève devrait donc l’encourager à reprendre la négociation. »

« Voilà pourquoi nous exhortons tous nos membres à voter en faveur de la grève. »

Au cours des prochaines semaines, les membres recevront un avis de vote de grève par courriel et par l’entremise des sections locales et des bureaux régionaux. On affichera tous les renseignements sur la page d’accueil de notre site Web et sur les sites Web régionaux.

Rendez-vous ici our obtenir plus d’informations sur la grève et les votes de grève. Nous l’enrichirons de jour en jour afin de répondre à toutes vos questions. Donc, consultez cette page régulièrement.

Source : http://syndicatafpc.ca/votes-greve-unites-nego-conseil-du-tresor

Anniversaire de Phénix

28 février 2020

8h30 – 9h00
80 rue Wellington Ottawa, Ontario (Carte)

Nous méritons tous un dédommagement équitable pour le stress et les problèmes causés par Phenix. L’offre de gouvernement de 5 jours de congé n’est pas juste.

Joignez-vous à nous le vendredi 28 février, date anniversaire de Phénix, pour lutter pour une convention collective juste et un dédommagement Phénix équitable pour tous.

 

Source : http://psac-ncr.com/fr/evenements/anniversaire-de-phenix

Phénix et dédommagement : ce qu’il faut savoir

Presque tout ce que les membres de l’AFPC ont entendu dire à ce jour au sujet du dédommagement Phénix tourne autour de l’offre de dédommagement général de cinq jours de congé pour quatre ans de cauchemar. Nous avons expliqué en détail pourquoi nous devions rejeter ces jours de congé, mais cela ne représente qu’une partie d’une offre qui porte sur d’autres types de dédommagement pour nos membres. En voici les détails.

Une entente en trois volets

Les négociations pour le dédommagement comprennent trois grands volets :

  1. Dédommagement général pour tous les fonctionnaires : Comme le titre l’indique, ce dédommagement s’applique à tout le monde, peu importe la situation de chacun. Contrairement aux dépenses personnelles ou à des pertes financières directes, ce dédommagement vise toutes les difficultés vécues par tous les fonctionnaires fédéraux, notamment : le temps personnel passé à tenter de résoudre des problèmes de paye; le retard dans l’avancement professionnel à cause des problèmes pouvant découler d’un changement (p. ex., affectations intérimaires, mutations, etc.); un degré élevé de stress et d’anxiété; l’annulation d’un congé parental ou autre de peur d’être victime de Phénix; une réduction du soutien à la famille; la remise de la retraite à plus tard.
  1. Renforcement du processus actuel de remboursement des dépenses : Il s’agit essentiellement des dépenses engagées à cause des problèmes de paye Phénix, notamment les intérêts sur les marges de crédit et les frais bancaires. Nous avons négocié la mise en place de ce processus pour nos membres il y a des années, mais nous voulons qu’il soit formel et que le libellé soit tel que nos membres puissent continuer à recevoir les remboursements qui leur sont dus.
  1. Élargissement du processus de remboursement des dépenses pour inclure les pertes financières graves : Plusieurs milliers de membres de l’AFPC ont subi des pertes beaucoup plus importantes que des problèmes généraux ou des dépenses personnelles. L’élargissement du processus leur permettrait d’être remboursés pour des pertes graves comme celle d’une maison, d’une automobile ou de placements, et pour des dommages à plus long terme (p. ex., cote de crédit compromise).

Pourquoi l’AFPC n’a toujours pas conclu l’entente?

Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits de l’état des négociations sur le renforcement et l’élargissement du processus de remboursement des dépenses. Le principal obstacle réside dans l’offre du gouvernement pour le dédommagement général.

Voici ce qui motive le rejet du premier volet de l’entente.

Le gouvernement libéral a offert l’équivalent de 1,25 jour de congé par année à chaque membre en poste depuis 2016, comme suit :

2016/2017 2 jours
2017/2018 1 jour
2018/2019 1 jour
2019/2020 1 jour

L’offre s’applique dans son entièreté à tous les employés à temps plein et à temps partiel, pourvu qu’ils aient travaillé au moins une partie de chacune des années pertinentes.

Les anciens employés et les retraités seraient obligés de présenter une demande au gouvernement pour obtenir l’indemnité, qui leur serait versée en espèces en fonction de la valeur des journées de congé auxquelles ils ont droit.

Cette offre est inacceptable pour deux grandes raisons

  1. Cinq jours de congé, ça ne ressemble en rien à un dédommagement pour quatre ans de dégâts à l’échelle de la fonction publique.
  1. Plus important encore, ce n’est pas une solution équitable. L’entente récompense les fonctionnaires les mieux rémunérés, parce que leurs jours de congé valent plus, et punit ceux qui gagnent moins et qui sont parmi les plus durement touchés.

Pourquoi le dédommagement d’une gestionnaire de projet serait-il deux fois supérieur à celui d’un adjoint administratif? Ou le dédommagement d’une adjointe administrative, trois fois moins important que celui d’un diplomate?

C’est complètement injuste et sans raison d’être. 

Le volet de dédommagement général de l’entente est notre seule occasion de faire compter tous les impacts des quatre dernières années qui ne sont pas facilement quantifiables à l’aide de reçus, de factures et de relevés bancaires. Le montant du dédommagement doit être supérieur à celui proposé par l’employeur et il doit être le même pour tout le monde.

Utiliser notre pouvoir à la table de négociation

Au début, l’AFPC et d’autres syndicats de la fonction publique fédérale se sont réunis avec le gouvernement pour discuter de l’indemnisation des dommages causés par Phoenix. Cependant, ces discussions se sont déroulées en dehors du processus de négociation collective, ce qui a donné aux syndicats peu de moyens pour obtenir un accord équitable. Lorsque les autres syndicats ont accepté la compensation offerte par le gouvernement, l’AFPC a clairement indiqué qu’un accord sur les dommages causés par Phoenix serait l’une de nos revendications prioritaires dans le cadre des négociations collectives.

Le syndicat agit ainsi pour deux raisons clés :

  1. La négociation parallèle multiplie nos chances d’obtenir un meilleur dédommagement pour le fiasco Phénix. C’est durant la négociation des conventions collectives que nous avons le plus de pouvoir et d’influence. Une fois les conventions négociées, nous perdrons presque complètement l’effet de levier qu’il nous faut pour obtenir un dédommagement juste et équitable.
  1. Nous avons essayé de négocier le dédommagement indépendamment des conventions collectives, mais ça n’a pas fonctionné. À l’origine, l’AFPC faisait partie du groupe de 15 syndicats de la fonction publique fédérale qui ont négocié pendant des années pour en arriver aux cinq jours de congé qui sont sur la table. Mais vu que cette négociation n’était pas liée à un processus donnant un certain poids aux syndicats, le gouvernement a refusé de bonifier son offre dérisoire.

Pourquoi ne pas intenter de recours collectif?

Contrairement aux travailleurs non syndiqués qui n’ont souvent pas d’autre choix que d’intenter ce type de poursuite interminable et coûteuse, les membres de l’AFPC font déjà partie d’un groupe certifié – leur syndicat –, et peuvent demander réparation directement au gouvernement. Au lieu d’intenter une poursuite qui s’éterniserait pendant de nombreuses années dans le système judiciaire et aboutirait à un résultat incertain, nous pouvons négocier plus rapidement avec le gouvernement tout en veillant à conclure la meilleure entente qui soit. De plus, les membres de l’AFPC n’auront pas à remettre une part importante de leur indemnité aux avocats, comme ce serait le cas s’ils devaient se rabattre sur un recours collectif.

Source : http://syndicatafpc.ca/phenix-dedommagement-ce-quil-faut-savoir

Alerte à la grève!

Je souhaite informer l’ensemble des membres du SEN que, conformément aux règlements de l’AFPC, le président national de l’AFPC, Chris Aylward, a autorisé la tenue de votes de grève pour les tables PA, SV, EB et TC du Conseil du Trésor ainsi que pour les employées et employés de l’Agence Parcs Canada.

Comme ces votes extrêmement importants devraient avoir lieu dans les prochaines semaines, je demande à l’ensemble des membres de mettre à jour leurs coordonnées auprès du SEN. La façon la plus rapide de le faire est de vous rendre sur le site Web de l’AFPC et de vous inscrire sur la liste de diffusion en utilisant votre courriel personnel (non fourni par l’employeur). Cela vous prendra 30 secondes.

Il s’agit d’un moment important, vu l’inaction du gouvernement dans le dossier du système de traitement de la paie, l’absence de mesures adéquates pour réparer les préjudices causés par Phénix et le dépôt par le Conseil d’un rapport peu inspirant pour les tables EB et PA, qui porte fortement à croire que les autres rapports du Conseil contiendront des conclusions semblables.

L’autorisation pour la tenue de votes de grève touche environ 80 % des membres du SEN.

Il est maintenant temps d’agir, de nous mobiliser, de soutenir les équipes de négociation et de conclure des conventions collectives équitables et justes!

En toute solidarité,

Kevin King

Président national
Syndicat des employées et employés nationaux

 

 

 

Un dédommagement équitable pour Phénix et des augmentations salariales : les enjeux clés d’une entente pour le groupe PA, selon la CIP

Le gouvernement devra offrir aux membres de l’AFPC un meilleur dédommagement pour les ratés de Phénix et de meilleures hausses salariales s’il veut parvenir à une entente. Voilà les recommandations du rapport de la Commission de l’intérêt public (CIP) sur les enjeux communs et le groupe PA.

Malgré l’évidence de cette conclusion, nous savons que le gouvernement ne bougera pas à moins que nous le poussions. C’est pourquoi nous devons continuer d’intensifier nos actions en milieu de travail, y compris la grève, jusqu’à ce que nos membres obtiennent le dédommagement qu’ils méritent pour le fiasco Phénix, ainsi que des conditions de travail équitables.

Des votes de grève sont déjà en cours pour nos membres à l’ARC. Au cours des prochaines semaines, l’AFPC annoncera les dates des votes de grève du groupe PA et des autres unités de négociation.

Certes, les recommandations de la CIP ne sont pas exécutoires, mais voici quand même un aperçu des principales conclusions du rapport :

Dédommagement convenable pour le fiasco Phénix

La CIP partage l’avis de l’AFPC que l’obtention d’un dédommagement équitable pour les ratés de Phénix serait la meilleure solution pour arriver à une entente. Elle reconnait que même si d’autres syndicats ont accepté cinq jours de congé payé à titre de dédommagement, l’AFPC, en tant que premier agent négociateur des fonctionnaires fédéraux au pays, a le pouvoir de revendiquer davantage.

Tous les membres de l’AFPC ont subi du stress et de l’anxiété à cause de Phénix, y compris le peu d’entre eux qui n’ont pas eu de problèmes de paye. Pour éviter le cauchemar Phénix, de nombreux membres ont annulé leur congé parental, refusé un nouvel emploi, une promotion ou un intérim et même reporté leur retraite.

Voilà pourquoi nous continuons de demander un dédommagement en espèces – le même pour tous les membres de l’AFPC. Les cinq jours de congé offerts en guise de dédommagement ne font que récompenser les fonctionnaires les mieux payés et punir ceux qui le sont moins. C’est injuste. Nos membres méritent mieux.

Augmentation équitable des salaires

Encore une fois, la CIP a reconnu le fait que nous sommes le plus grand syndicat de la fonction publique fédérale, ce qui nous donne le pouvoir de négocier de meilleurs salaires pour nos membres.

À lui seul, le groupe PA compte plus de membres que tous les autres syndicats de la fonction publique fédérale réunis. D’ailleurs, la CIP a souligné que jamais par le passé l’AFPC n’a été forcée d’accepter des ententes semblables à celles conclues par d’autres syndicats.

Rajustements salariaux

Compte tenu de la diversité des membres du groupe PA, la CIP recommande que le Conseil du Trésor offre des primes de spécialisation à certains membres du groupe PA identifiés par l’AFPC.

Encore beaucoup d’écart entre les deux parties

Dans son rapport, la CIP souligne que les deux parties sont encore très divisées sur certains points, mais que ces derniers ne sont pas tous insurmontables. Voilà qui renforce l’argument de l’AFPC selon lequel le premier ministre Justin Trudeau doit confier au Conseil du Trésor un nouveau mandat, de sorte qu’il retourne à la table prêt à négocier équitablement dans l’espoir d’éviter une grève.

Prochaines étapes

Maintenant que nous avons reçu le rapport de la CIP, nous continuerons d’intensifier nos moyens de pression sur le gouvernement afin de négocier une entente juste et équitable pour nos membres. Pour être à l’affut de tout ce qui se passe à la table de négociation, communiquez avec votre bureau régional et abonnez‑vous à notre bulletin électronique.

 

Source : http://syndicatafpc.ca/dedommagement-equitable-phenix-augmentations

Un an plus tard, Parcs Canada prétend toujours qu’il n’a pas de mandat pour négocier

Le 7 février 2020

Les audiences de la commission de l’intérêt public (CIP) pour Parcs Canada ont eu lieu les 27 et 28 janvier derniers, suivies d’une journée de médiation, le 30 janvier. Votre équipe de négo était prête à régler les points en litige, mais pas l’employeur, qui a chanté la même vieille rengaine à l’audience.

Lisez le mémoire présenté à la commission de l’intérêt public par l’AFPC et l’exposé de l’Agence Parcs Canada à la CIP

Les pourparlers durent depuis un an. Pourtant, l’employeur n’a toujours pas déposé son offre salariale ni pris position sur la mise en œuvre de la convention collective, l’Appendice sur le réaménagement des effectifs ou sur Phénix. L’employeur continue de prétendre que le Conseil du Trésor ne lui a pas donné de mandat pour négocier, malgré le fait que nos membres travaillent sans contrat depuis août 2018.

Timides avancées

En médiation, notre équipe de négociation a fait quelques avancées. Ainsi, elle a conclu une lettre d’entente concernant le financement d’un projet pilote dans le cadre du Programme d’apprentissage mixte. Elle a également convaincu l’employeur de retirer ses concessions en matière d’heures de travail, d’heures supplémentaires et de l’indemnité de rappel au travail. La question des employés saisonniers et temporaires n’est toujours pas réglée.

Prochaines dates de négociation

Aucune date n’a été fixée, puisque l’employeur ne semble pas vouloir négocier sérieusement. L’AFPC s’attend à ce que la CIP publie son rapport au cours des prochaines semaines; nous ferons le point sur ses recommandations dès que nous les connaîtrons.

Ferons-nous la grève?

Votre équipe de négo garde le cap sur ses objectifs : parité, équité, meilleure conciliation travail-vie personnelle, sécurité d’emploi accrue et dédommagement équitable pour tous les membres travaillant à Parcs Canada. Elle n’acceptera aucune concession. Nous espérons que l’employeur obtiendra prochainement un mandat révisé qui rapprochera les deux parties. Mais chaque fois qu’il gaspille une occasion de négocier, il semble peu probable que cela se produise sans que nous intensifiions nos pressions.

Si les parties ne réussissent pas à s’entendre après la publication du rapport de la CIP, les membres pourront tenir un vote de grève, comme le feront leurs homologues de l’Agence du revenu du Canada. Comme le veut l’adage, la meilleure façon d’éviter une grève, c’est d’en préparer une. Et un solide mandat de grève est souvent le meilleur moyen de convaincre l’employeur de revenir à la table avec une meilleure offre.

Afin d’obtenir pour ses membres le contrat juste et équitable qu’ils méritent, l’AFPC continuera de les mobiliser en multipliant les moyens de pression au travail, qui pourraient aller jusqu’à la grève.

Fichiers joints:

Source: site Web de l’AFPC

 

La Commission de l’intérêt public (CIP) a présenté ses recommandations concernant le groupe EB

Le 5 février 2020

L’AFPC a maintenant reçu les recommandations de la CIP sur les questions propres au groupe EB (Enseignement et bibliothéconomie). Quant aux recommandations sur les enjeux communs à tous les groupes du Conseil du Trésor, elles seront disponibles pour consultation une fois que la CIP aura présenté ses recommandations pour le groupe PA (Services des programmes et de l’administration).

Les recommandations de la CIP ne sont pas exécutoires, c’est-à-dire que le syndicat et/ou l’employeur sont libres de les accepter ou de les rejeter. Néanmoins, l’AFPC est heureuse de voir que la CIP a approuvé certaines de ses revendications pour le groupe EB.

Parité salariale avec des emplois semblables

Si la CIP n’a pas abordé toutes les principales revendications de l’AFPC concernant les rajustements au titre de la parité salariale, elle a toutefois reconnu que la proposition de l’employeur à cet égard n’était pas suffisante pour que les deux parties puissent parvenir à une entente.

Nouveau taux de rémunération national pour le personnel qui enseigne 12 mois par année (ED-EST)

La CIP a recommandé que le nouveau taux de rémunération pour les enseignantes et enseignants du groupe ED-EST (12 mois) soit ajouté à la nouvelle convention collective. D’ailleurs, elle a souligné qu’un comité mixte syndical-patronal avait déjà convenu d’un tel taux et de la mise en application de celui-ci.

Prime d’enseignement en langue autochtone

La CIP a appuyé la revendication de l’AFPC d’accorder aux personnes qui enseignent une langue autochtone une prime de spécialisation. La Commission n’a pu s’empêcher de constater que la revendication du syndicat va dans le droit fil des recommandations de la Commission de vérité et de réconciliation, de même que de la Loi sur les langues autochtones.

Malheureusement, la CIP a omis d’aborder nombre des revendications de l’AFPC, et a même donné son aval à certaines concessions proposées par l’employeur, notamment en ce qui concerne le congé d’éducation non payé et le congé de perfectionnement professionnel. Pour de plus amples exemples, consultez l’ensemble des recommandations de la CIP. Afin d’obtenir pour ses membres le contrat juste et équitable qu’ils méritent, l’AFPC continuera de mobiliser ses membres en multipliant les moyens de pression au travail, qui pourraient aller jusqu’à la grève. Tenez-vous au courant des dernières nouvelles sur la négociation en vous abonnant à la liste de diffusion.

Source: Site Web de l’AFPC

Parcs Canada : la CIP tient ses audiences cette semaine

Le 27 janvier 2020

Nos membres à Parcs Canada se rendront aux audiences de la commission de l’intérêt public (CIP), qui se tiennent les 27, 28 et 30 janvier à Ottawa. Il s’agit d’une des neuf unités de négociation de l’AFPC qui ont recours au processus des CIP après l’impasse à la table déclarée en juillet dernier.

Durant les audiences, l’AFPC présentera ses revendications pour une convention collective équitable et progressiste, dont les suivantes :

  • Une augmentation économique concurrentielle
  • Des protections salariales pour mettre les membres à l’abri de Phénix
  • L’amélioration des congés, de la conciliation travail-famille et des conditions de travail des travailleuses et travailleurs saisonniers et la parité avec les fonctionnaires de l’administration publique centrale
  • L’accès à un congé pour victimes de violence familiale
  • Des mesures visant à obtenir la parité salariale pour les gardes de parc et leurs superviseurs
  • Une prime d’utilisation de langue autochtone
  • La création d’un comité mixte sur les services de garde d’enfants
  • La possibilité de se joindre au Conseil national mixte

Vidéo : les membres de l’équipe de négo de Parcs Canada discutent des enjeux

Qu’est-ce qu’une commission de l’intérêt public (CIP)?

En cas d’impasse, la loi qui régit la négociation collective au fédéral prévoit la mise sur pied d’une CIP pour aider les parties à conclure une entente.

La CIP est composée de trois membres : une présidence nommée par la commission des relations de travail et deux personnes nommées respectivement par le syndicat et l’employeur. Les deux parties soumettent leur mémoire à la CIP et expliquent leurs positions sur les questions en litige. La CIP rédige ensuite un rapport recommandant des moyens de parvenir à un règlement. Les recommandations ne sont pas exécutoires. Une fois les rapports des CIP publiés, les équipes de négociation de l’AFPC se réunissent pour en discuter.

Tenez-vous au courant

Il est important que tous les travailleurs et travailleuses de Parcs Canada soient tenus au courant du progrès des négociations, surtout à cette étape critique du processus. Voici comment vous pouvez nous aider à passer le mot :

Source: AFPC

Médiation : le CT laisse filer une belle occasion

La semaine dernière, la séance de médiation avec le Conseil du Trésor s’est soldée par un échec, le gouvernement ayant une fois de plus refusé de s’attaquer aux principales recommandations de l’AFPC. La séance portait à la fois sur les enjeux communs et sur ceux propres aux 90 000 fonctionnaires du groupe des Services des programmes et de l’administration (PA).

Après quatre ans de cauchemar Phénix, l’employeur aurait dû être prêt à conclure une entente, mais non, il s’est contenté de présenter les mêmes propositions que celles que l’AFPC rejette depuis plusieurs mois. 

L’AFPC demeure fidèle à ses principales revendications, notamment des augmentations de salaire raisonnables, un dédommagement pour les problèmes de Phénix et des conditions de travail qui facilitent la conciliation du travail et de la vie personnelle.

Maigres salaires

Le gouvernement propose des augmentations salariales d’environ 7 % pour la période 2018-2021, ce qui est inférieur au taux d’inflation, qu’on estime à environ 8 % pour la même période. Pour faire face à l’inflation, le gouvernement propose que nous renoncions à un ajustement au marché de 1 % visant à augmenter les salaires de groupes particuliers qui sont inférieurs à la moyenne de l’industrie, et que ce 1 % serve plutôt à augmenter l’offre salariale globale. Il n’est pas juste que l’employeur demande à tous les membres de l’AFPC de payer pour les ajustements du marché. Cela devrait être leur responsabilité.

Soyons clairs : nous n’accepterons aucune offre qui ne tient pas compte de l’augmentation du coût de la vie et qui ne prévoit pas d’ajustements au marché pour certains groupes.

Revendications liées à Phénix

L’impact du système de paye Phénix est la question de l’heure pour toutes les unités de négociation fédérales de l’AFPC. Afin d’atténuer les problèmes de paye et éviter que le fiasco Phénix se reproduise, l’AFPC demande que des dispositions précises soient intégrées à nos conventions collectives.

L’AFPC veut faire ajouter une clause aux contrats de travail pour que ses membres aient droit à une compensation convenable lorsqu’ils ne sont pas payés correctement ou à temps. Elle veut aussi que le gouvernement cesse d’exiger le remboursement des trop payés jusqu’à ce que tous les problèmes de paye de la personne soient réglés une fois pour toutes. L’AFPC a obtenu un gel temporaire, mais nous voulons que cette protection soit enchâssée dans nos conventions collectives.

De plus, l’AFPC demande au gouvernement de prendre en charge les dépenses qu’ont dû engager les membres pour obtenir des services financiers ou comptables à cause de problèmes de paye causés par l’employeur.

Enfin, pour éviter d’autres catastrophes, l’AFPC exige d’être consultée convenablement avant la mise en œuvre de tout changement technologique qui aura des répercussions sur ses membres.

Congé parental prolongé

L’AFPC a proposé que les membres qui choisissent le congé parental de 18 mois, congé nouvellement prolongé par les libéraux, reçoivent un supplément de 93 % pour toute la période de congé (c.-à-d. un congé de maternité et un congé parental combinés de 18 mois). À l’heure actuelle, les membres qui optent pour le congé parental prolongé reçoivent un supplément de 93 % pour les douze premiers mois (congé de maternité et congé parental combinés), suivi d’une prestation d’assurance-emploi correspondant à 33 % de leur salaire pour les six derniers mois.

Le gouvernement, lui, insiste sur une nouvelle formule, qui accorderait aux membres un supplément de 55,8 % durant tout leur congé parental prolongé. C’est une proposition surprenante de la part d’un gouvernement qui se veut « féministe » et prône une meilleure conciliation travail-vie familiale.

Réaménagement des effectifs

L’AFPC a également proposé de tenir compte des années de service dans les situations de réaménagement des effectifs, de sorte que les employés ayant le plus d’ancienneté aient la priorité pour les échanges de postes. En outre, notre objectif est de préciser que les emplois offerts aux membres déclarés excédentaires doivent se trouver dans un rayon de 40 kilomètres de leur lieu de résidence.

En revanche, l’employeur veut ouvrir grand la porte aux réinstallations d’employés en situation de réaménagement des effectifs. Il en découlerait des situations où les fonctionnaires seraient contraints de déraciner leur famille ou de perdre leur emploi sans avoir accès aux trois options prévues dans l’ARE.

Prochaines étapes

Notre réaction à ce comportement insultant du Conseil du Trésor est simple : pendant que la commission de l’intérêt public rédige son rapport, nous intensifierons nos moyens de pression et nous nous préparerons à la grève jusqu’à ce que nous puissions conclure une entente équitable.

Renseignez-vous sur les séances d’information et le cours de préparation à la grève qui auront lieu dans votre milieu de travail, et assurez-vous de recevoir nos mises à jour par courriel.

Source : syndicatafpc.ca