Problèmes de paye causés par Phénix : Comment obtenir de l’aide

Au cours des derniers mois, nous nous sommes tous sentis dépassés par les changements qu’a occasionnés la pandémie, tant au travail qu’à la maison. Et n’oublions pas les problèmes de paye causés par Phénix (les anciens comme les nouveaux) qui perturbent encore des milliers de fonctionnaires.

L’AFPC souhaite rappeler à tous ses membres les ressources mises à leur disposition par leur employeur et par leur syndicat et leur droit de réclamer les montants qui leur sont dus.

Vous avez des problèmes de paye? Suivez les étapes ci-dessous.

1. Parlez-en à votre gestionnaire (personnel actuellement en poste)

Une fois que vous avez la certitude qu’il y a bien eu erreur de paye, communiquez avec votre gestionnaire (article 34). Expliquez‑lui le problème et dites-lui à quand il remonte.

Votre gestionnaire vous expliquera le processus des ressources humaines de votre ministère et vous avisera des meilleures options pour régler votre problème. Il existe trois avenues possibles :

  1. Communiquer avec le Centre des services de paye de la fonction publique (CSPFP).
  2. Présenter une demande d’intervention de paye (DIP).
  3. Remplir le formulaire de rétroaction sur Phénix.

Ne tardez pas à faire un suivi auprès de votre gestionnaire afin de vous assurer que tout a été fait pour faire avancer votre dossier. Une fois que le CSPFP a reçu votre DIP, vous pouvez suivre sa progression à l’aide de l’application Suivre monCAS.

2. Communiquez avec votre syndicat (anciens membres du personnel et personnel actuel)

S’il y a des retards dans le traitement de vos problèmes de paye, l’AFPC acheminera votre dossier au Bureau du service à la clientèle de SPAC en votre nom.

Passez en revue les avenues possibles pour chaque problème de paye ou communiquez avec une conseillère ou un conseiller en rémunération en remplissant une demande de renseignements généraux (dans le menu déroulant, sélectionnez Problème de paye Phénix). Un membre de l’équipe communiquera avec vous dès qu’il y a du nouveau.

3. Réclamation de dépenses personnelles

Les fonctionnaires qui ont dû engager des dépenses en raison d’un problème de paye peuvent soumettre une demande de réclamation. Parmi les dépenses admissibles, mentionnons les frais bancaires pour provision insuffisante, les pénalités financières, et les paiements d’intérêts. Remplissez le Formulaire de réclamation des frais financiers ou communiquez avec l’agente ou l’agent responsable des réclamations de votre ministère pour obtenir de l’aide.

Pour en savoir plus sur les dommages causés par Phénix, consultez la page Tout sur la négociation du dédommagement Phénix de l’AFPC. Pour obtenir des mises à jour, visitez sa page sur le fiasco Phénix.

Sujets:

Bonne Saint-Jean-Baptiste!

Les membres du Comité des francophones du SEN souhaitent une Bonne Saint-Jean-Baptiste à toutes celles et ceux qui célèbrent cette fête!

Reprise des négociations pour 100 000 membres de l’AFPC

Après des mois à exercer des pressions, l’AFPC et ses membres ont réussi à ramener le gouvernement fédéral à la table de négociation. C’est donc du 23 juin au 3 juillet que reprendront les négociations avec le Conseil du Trésor pour les 70 000 fonctionnaires fédéraux du groupe PA, la plus grande unité de négociation de l’AFPC. Les séances porteront notamment sur des enjeux communs et les dommages causés par Phénix.

Et à partir du 6 juillet, les pourparlers recommenceront pour les quelque 30 000 membres de l’AFPC-SEI à l’Agence du revenu du Canada.

« Reconnaissant le besoin de stabilité et d’une juste rémunération pour les fonctionnaires pendant la pandémie, les provinces, les municipalités et de grands employeurs de l’ensemble du pays ont négocié et signé leurs conventions collectives depuis plusieurs mois déjà, souligne Chris Aylward, président national de l’AFPC. Il est grand temps que le gouvernement fédéral emboîte le pas pour ses employés. »

Tout au long de la pandémie, les membres de l’AFPC ont été aux premières lignes pour lutter contre le virus et acheminer l’aide financière d’urgence à des millions de Canadiennes et de Canadiens. Ils continuent à offrir ces services critiques alors qu’ils n’ont pas de nouveau contrat de travail et que nombre d’entre eux n’ont pas eu droit à une augmentation de salaire depuis quatre ans.

Ces femmes et ces hommes continuent à subir les conséquences néfastes du fiasco Phénix et n’ont toujours pas obtenu de dédommagement pour toutes ces difficultés.

« Au cours des dernières semaines, près de 15 000 membres de l’AFPC ont demandé au gouvernement qu’il ordonne au Conseil du Trésor de revenir à la table de négociation. Le message a manifestement été entendu, poursuit Chris Aylward. On ne devrait pas avoir à faire autant de pressions pour être en mesure de négocier. Je tiens à remercier nos membres d’avoir appuyé en si grand nombre nos équipes de négociation. »

« Et nous accueillons favorablement le changement d’attitude du gouvernement fédéral, particulièrement durant la Semaine nationale de la fonction publique, qui a décidé de passer de la parole aux actes pour nos membres, ajoute le président Aylward. Il doit maintenant se présenter à la table afin de conclure un règlement équitable sans plus de délais. »

Une mise à jour pour les autres unités de négociation du Conseil du Trésor sera bientôt disponible.

Juin est le Mois national de l’histoire autochtone

Texte de Michael Freeman

En juin, le Canada célèbre le Mois national de l’histoire autochtone. Les peuples autochtones vivent et prospèrent depuis des milliers d’années sur le territoire qu’on appelle aujourd’hui l’Amérique du Nord. Bien sûr, certains essaient de remettre en question cette chronologie; mais notre histoire orale et nos connaissances traditionnelles constituent la seule preuve dont nous, les Autochtones, avons besoin.

Le Mois national de l’histoire autochtone est le moment de se souvenir, d’apprendre, de célébrer, de guérir, de grandir, de s’unir, de se réconcilier et d’espérer. C’est l’occasion pour les peuples partageant les mêmes valeurs de se rassembler. Dans l’unité, nous trouverons une nouvelle force.

D’un bout à l’autre du Canada, les peuples autochtones (expression qui désigne les Autochtones, les Métis et les Inuits) ont chacun leur propre histoire. Ce que chaque peuple a vécu et a connu est unique. L’histoire de ses peuples a été interrompue, embrouillée et à jamais altérée par l’arrivée des explorateurs et de tous ceux qui ont immigré sur leur terre. Cette coexistence difficile a été le fondement d’une relation fluctuante axée sur la confrontation dans les pires moments, sur la fierté et la célébration dans les meilleurs.

Vous pouvez explorer vous-même la riche histoire des peuples autochtones en faisant des recherches et en étudiant ce qui s’est passé. Assurez-vous de consulter autant des documents sur l’histoire que sur les traités, les politiques et la réconciliation. Il y a de nombreux auteurs autochtones modernes, et tout ce qu’ils ont écrit vous permettra de vous sentir connecté(e), de lire et d’apprendre pendant des semaines et des mois. Ne faites pas l’erreur de ne lire que des livres d’histoire écrits par des auteurs non autochtones; ce n’est pas ainsi que vous pourrez connaître l’histoire du point de vue des Autochtones.

La pandémie qui touche actuellement tous les aspects de notre société a entraîné le report ou l’annulation de bon nombre de rassemblements, de célébrations et de cérémonies en l’honneur et en reconnaissance de la riche histoire des peuples autochtones. La solution est donc de se tourner vers le monde virtuel et d’explorer les nombreux portails web accessibles.

Il est temps de nous défaire du racisme rampant dirigé au Canada contre les peuples autochtones. Vous devez faire partie de la solution, si ce n’est pas déjà fait : engagez-vous à comprendre la véritable relation entre les peuples autochtones et non autochtones et travaillez activement à l’améliorer. Vous devez voir plus loin que les cérémonies spectaculaires et les stéréotypes aveugles découlant de l’ignorance.

Faites preuve de curiosité et d’ouverture à l’apprentissage, à la connaissance et aux nouvelles idées. Et par-dessus tout, savourez l’expérience.

Michael Freeman est représentant national aux droits de la personne du Syndicat des employées et employés nationaux, membre de l’unité des négociations du groupe EB, président de la section locale 00128 du SEN et enseignant et rédacteur politique pour Services aux Autochtones Canada à la réserve des Six Nations, en Ontario.

L’AFPC-Prairies et le SEN exhortent le Musée canadien des droits de la personne à ne pas prolonger le mandat de M. Young à titre de PDG

Monsieur le Ministre,

Nous ne doutons pas que vous avez été mis au courant de la récente divulgation par d’anciennes employées d’anciens employés du Musée canadien des droits de la personne (MCDP) à Winnipeg qu’elles/ils ont été victimes de racisme et de harcèlement continus et systémiques lorsqu’elles/ils travaillaient dans cette institution.

En tant que syndicat représentant 160 membres employé.e.s au MCDP, cette révélation n’a été une surprise pour aucun.e d’entre nous. L’Exécutif syndical de notre section locale soulève la question de façon répétée depuis plusieurs années. Et récemment, parce que la direction n’a pas reconnu la situation ni pris de mesures, notre équipe de négociation a déposé une proposition de formation obligatoire de lutte contre le harcèlement et contre la discrimination pour tout le personnel. Preuve du refus de la direction de prendre cette affaire au sérieux, la proposition a été rejetée.

Récemment, en réponse à des reportages dans les médias, le PDG, John Young, a déclaré que le niveau de préoccupation exprimé sur les réseaux sociaux étonne de nombreuses personnes travaillant au Musée. Ce n’était aucunement une surprise pour la direction et en particulier le PDG.

La réponse de l’administration, savoir qu’elle ira à la rencontre du personnel et des bénévoles afin d’écouter leurs expériences et leurs préoccupations est, au mieux, une réponse faible qui ne montre pas que l’employeur prend position contre le racisme et le harcèlement dans un milieu de travail toxique.

Nous savons que le mandat de M. Young à titre de PDG viendra à échéance le 16 août 2020. Monsieur le ministre Guilbeault, pour le bien-être des employé.e.s et pour s’assurer que l’institution est en voie de restaurer sa crédibilité, nous vous exhortons à ne pas prolonger le mandat de M. Young à titre de PDG du MCDP.

Nous pouvons vous dire que les « discussions » avec le personnel à la suite des publications sur les médias sociaux n’étaient en aucune façon sincères, et le personnel ne pense absolument pas que l’équipe de gestion du MCDP, sous la direction de M. Young, comprenne le sérieux de la situation ou en soit consciente.

Le mandat officiel du MCDP est :

« […] d’explorer le thème des droits de la personne, en mettant un accent particulier sur le Canada, en vue d’accroître la compréhension du public à cet égard, de promouvoir le respect des autres et d’encourager la réflexion et le dialogue. »

Nos membres sont très dévoué.e.s et fier-ère.s de leur travail, mais estiment que ce qui se passe derrière des portes closes relève de l’hypocrisie par rapport au mandat. Malheureusement, au fil des ans, les employé.e.s ont choisi de partir tranquillement au lieu de s’exprimer publiquement afin de préserver l’intégrité de l’institution. Monsieur le Ministre Guilbeault, nous vous exhortons à ne pas prolonger le mandat de M. Young et à veiller à ce que tout candidat potentiel à une nomination à titre de président et chef de la direction ait les compétences requises pour que des mesures appropriées soient prises immédiatement afin que l’on puisse rétablir la confiance des employé.e.s et celle de la population canadienne.

Nous attendons votre réponse avec impatience.

Sincèrement,

Marianne Hladun
Vice-présidente exécutive régionale
Alliance de la fonction publique du Canada – Prairies

Kevin King
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux

Exécutif de la section locale 50773 – AFPC

 

PDF icon Lettre à Ministre Guilbeault_MCDP (en anglais seulement)

Réflexions sur la Journée nationale des peuples autochtones

Par Lenora Maracle

Nous avons vu la réaction publique à l’injustice raciale et à la brutalité policière; nous devons reconnaître notre propre passé de colonialisme et les injustices qui ont eu lieu hier et qui ont lieu encore aujourd’hui. Des gens de toutes les collectivités du pays endurent une forme ou une autre de discrimination.

J’aimerais reconnaître toutes celles et ceux qui subissent les effets du racisme et toutes celles et ceux qui leur tendent la main. Nous sommes trop nombreuses et nombreux à éprouver de la souffrance et de la colère; les événements d’aujourd’hui ne peuvent laisser personne indifférent.

Je soutiens fermement les personnes noires, les Autochtones et les gens de couleur, la communauté LGBTQ2S+ ainsi que les personnes vivant avec un handicap ou toute forme de limitation. Je participerai à la lutte contre le racisme, l’oppression et la marginalisation.

Il a un an ce mois-ci était publié le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Nous honorons la mémoire des filles, des mères, des grand-mères, des tantes qui nous ont été enlevées, sans oublier les membres de la communauté LGBTQ2S+, et nous pensons aussi à celles et ceux qui restent, aux familles et aux collectivités dont la vie a irrémédiablement basculé.

La colonisation laisse sa marque sur les peuples autochtones, mais cette marque est souvent invisible aux yeux des Candiennes et Canadiens.

Il nous faut aujourd’hui expliquer tout cela à la société dans son ensemble, lui faire comprendre que les taux élevés de suicide et de toxicomanie découlent de traumatismes qui remontent à plusieurs générations déjà. Il faut aussi lui montrer que les langues, les cultures et les rituels autochtones existent encore, malgré ces traumatismes historiques.

Nous sommes un peuple résilient. La résilience, c’est cette force intérieure qui aide les gens à reprendre pied et à poursuivre leur chemin dans l’adversité. L’identité, les terres, la culture et l’histoire autochtones sont l’illustration même de la résilience.

La résilience est au cœur des collectivités autochtones.

Les Autochtones doivent se réapproprier leur culture traditionnelle, se définir de nouveau comme un peuple indissociable de son territoire et réaffirmer leur identité distincte. C’est cela, la décolonisation.

Nous devons aussi guérir de nos blessures. Pour cela, nous devrons apprendre à apprendre et entamer un voyage vers le bien-être, ce qui suppose de prendre soin de nous. Nous devons comprendre les forces de l’histoire qui ont façonné notre mode de vie actuel. Nous devons découvrir, nommer et transmettre le savoir, les valeurs et les modes de connaissance autochtones, tout en intégrant certaines façons de faire occidentales. Pour relever les défis de la société d’aujourd’hui, il nous faut appliquer et adapter le savoir, les valeurs et les modes de connaissance à la fois autochtones et occidentaux.

En langue mohawk, « Kanaronkwa » signifie « amour », c’est-à-dire un sentiment d’intense affection et de compassion pour autrui. C’est ce sentiment que j’éprouve pour mes frères et sœurs autochtones.

Onen

 

Lenora Maracle est représentante nationale de l’équité pour les peuples autochtones du SEN.

 

 

 

 

Message du président national du SEN à l’occasion de la Semaine nationale de la fonction publique

Membres de la famille du SEN,

Nous célébrons cette semaine la Semaine nationale de la fonction publique (SNFP), dont l’objectif est de « reconnaître la valeur des services rendus par les employés de la fonction publique fédérale » et de « souligner la contribution apportée par les employés de la fonction publique fédérale à l’administration fédérale ».

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, nos membres ont été exemplaires et ont redoublé d’efforts afin d’assurer la prestation des services publics fédéraux. Que ce soit en effectuant des tâches essentielles ou en travaillant à distance de la maison, nos membres se sont rapidement adapté.e.s à cette situation sans précédent.

Beaucoup de nos membres relevant du gouvernement fédéral tentent toujours de négocier une convention collective juste et équitable, y compris les membres des employeurs distincts, les membres des unités de négociation du Conseil du Trésor – Services des programmes et de l’administration (PA), Services de l’exploitation (SV), Service technique (TC) et Enseignement et bibliothéconomie (EB) –, les membres de Parcs Canada et les membres des Opérations des enquêtes statistiques (OES).

Les membres du SEN ont été présent.e.s pour le Canada durant la pandémie, et nous nous attendons en retour à ce que le gouvernement du Canada, s’il reconnaît vraiment la valeur des travailleuses et travailleurs, soit présent pour elles et eux, et retourne à la table de négociation.

Respectueusement et en toute solidarité,

Kevin King
Président national du SEN

L’AFPC réclame plus d’aide pour les services de garde

L’économie canadienne reprend tranquillement, mais bien des personnes, surtout des femmes, ne pourront retourner au travail faute de services de garde abordables et accessibles. Il y a toujours eu un manque criant de services de garde agréés, mais la pandémie empêche maintenant les garderies de fonctionner à pleine capacité.

Rareté des services de garde

On s’attend à ce qu’il y ait moins de places en garderie pendant un certain temps en raison des mesures de précaution qui doivent être appliquées. Le gouvernement du Québec, par exemple, a autorisé la réouverture graduelle des garderies, mais à 30 % de leur capacité normale. Comme on doit faire le dépistage auprès des enfants et des parents à leur arrivée, surveiller la santé des enfants tout au long de la journée et nettoyer les jouets et les surfaces, le ratio d’enfants par éducatrice est limité.

Préoccupations en matière de sécurité

De nombreux parents s’inquiètent de la santé et de la sécurité de leurs enfants, surtout ceux qui doivent recourir à des services de garde non agréés et non réglementés. Comme les directives varient d’une province et d’un territoire à l’autre, les parents craignent davantage d’envoyer leurs enfants en garderie.

Meilleur accès aux services de garde abordables

L’Alliance de la Fonction publique du Canada continue de militer activement pour des services de garde accessibles, abordables, sécuritaires et de qualité. La COVID-19 a mis en relief l’importance des services de garde d’enfants et les défis qui s’y rattachent.

Le gouvernement doit faire mieux. L’AFPC souhaite un avenir où les services de garde autorisés : 

  • seront accessibles, abordables et offriront des soins éducatifs de qualité à la petite enfance;
  • seront inclusifs et auront des programmes qui tiennent compte des caractéristiques culturelles;
  • offriront une rémunération décente et un meilleur soutien au personnel chargé de l’éducation à la petite enfance;
  • feront preuve de souplesse et de compréhension pour permettre aux mères en particulier de retourner au travail si elles le souhaitent.

Le gouvernement doit : 

  • étendre l’accès aux services de garde d’urgence sûrs, agréés et gratuits aux parents d’enfants d’âge préscolaire et scolaire qui doivent travailler durant la pandémie;
  • intégrer le financement des services de garde d’enfants à son plan d’intervention de sorte qu’il y ait des programmes de garde d’enfants agréés lorsque la crise sanitaire prendra fin;
  • veiller à ce que les services de garde soient universels, accessibles, abordables, inclusifs et de qualité;
  • permettre aux fonctionnaires de continuer à utiliser le congé 699 s’ils n’ont pas accès à des services de garde adéquats et sécuritaires pour leurs enfants.

Sauvons les services de garde et d’éducation à la petite enfance

Joignez-vous à l’AFPC et signez la pétition pour éviter l’effondrement du réseau des services de garde et d’éducation à la petite enfance en raison de la pandémie de COVID-19. Le gouvernement doit élaborer un plan pour soutenir ce secteur et mettre en place un réseau de services de garde qui répondent aux besoins des enfants et de leurs parents – des services dont nous sommes tous fiers.

Source : http://syndicatafpc.ca/lafpc-reclame-plus-daide-services-garde

Message de la représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles

À la suite des événements récents, les images captées et diffusées dans le monde entier ont montré une tendance continue au racisme et aux atrocités commises contre les droits de la personne qui frappent sans cesse les Noires et Noirs. Une série d’événements tragiques ont culminé avec le meurtre de George Floyd. Et, bien que nous sachions que le Syndicat des employées et employés nationaux rejette le racisme sous toutes ses formes, nous comprenons que ces événements surviennent également à un moment où le monde éprouve un sentiment accru d’isolement, d’incertitude et de peur.

La représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles reconnaît l’importance de tendre la main et d’envoyer un message pour exprimer son soutien continu aux minorités visibles qui peuvent éprouver de l’indignation, de la peur et de la frustration, non seulement face aux événements récents, mais aussi en l’absence de mécanismes pour surmonter les obstacles et les préjugés systémiques qui alimentent les pratiques et les idéologies racistes, d’où la question primordiale du racisme et de ses répercussions permanentes auxquelles nous, gens de couleur, sommes confrontés quotidiennement.

Prenons ce moment pour inviter les dirigeantes et dirigeants, en particulier les dirigeantes et dirigeants syndicaux, à prendre la parole et à prendre contact avec vos Éléments, vos sections locales, vos régions et leurs représentantes et représentants ainsi qu’avec celles et ceux, parmi vos membres, qui s’identifient comme minorités visibles.

Le temps est venu et l’atmosphère est lourde d’agitation. Nous devons saisir cette occasion d’introspection et de réflexion et lutter contre les attitudes, les croyances et les obstacles systémiques qui continuent de nuire aux communautés noires et minoritaires.

Il est temps pour nous d’être mieux informé.e.s sur toutes les formes de racisme en élaborant des activités d’apprentissage sur la lutte contre le racisme et les préjugés inconscients et en y participant. C’est le moment de nous demander ce que nous pouvons faire en tant que dirigeantes et dirigeants, en tant que militantes et militants syndicaux, pour faire partie de la solution. Il faut agir maintenant : nous devons nous lever et devenir des allié.e.s, faire preuve de compassion et de respect envers nos membres qui pourraient être traumatisé.e.s par l’expérience et les réalités du racisme.

Les conversations doivent inclure des discussions sur la création d’espaces sûrs, sur le racisme et la discrimination, ainsi que sur les préjugés inconscients liés aux pratiques d’inclusion dans les rangs du syndicat, tout en plaidant pour un changement dans tous les services.

Dans le cadre de ces efforts, nos dirigeantes et dirigeants syndicaux doivent souligner que, en tant que collectif, nous sommes toutes et tous responsables de favoriser un milieu de travail inclusif, accessible, respectueux, équitable et sûr pour les personnes de toute race.

Nous n’avons plus la possibilité de nous bercer d’illusions, en proie à un faux sentiment de sécurité.

Nous ne pouvons plus rêver en couleurs.

Nous ne pouvons plus nous dérober sous prétexte que nous, notre pays, notre syndicat sommes à l’abri des événements et des incidents qui se déroulent au-delà de nos frontières.

Soyons solidaires, élevons nos voix collectives et travaillons à devenir des agentes et agents de changement dans la lutte contre le racisme envers les Noires et Noirs,  les Autochtones et contre toutes les formes de racisme.

Hayley Millington
Représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles

Mois de la Fierté

Chères/chers membres de la famille syndicale,

En tant que représentant national de l’équité pour les personnes LGBTQ2+, j’aimerais prendre quelques minutes pour vous parler de la communauté 2SLGBTQ+ et vous demander de la soutenir.

Juin est le Mois de la Fierté : les gens de la communauté se rassemblent pour célébrer les droits que nous avons acquis et lutter pour obtenir ceux que nous n’avons pas ou pour attirer l’attention sur les personnes qui ne bénéficient toujours pas des mêmes droits que toutes et tous. Les membres de la communauté s’efforcent de montrer qu’elles et ils sont vraiment en public, avec leur famille, leurs ami.e.s et surtout, entre elles et eux. Chaque personne ne voit pas la fierté de la même façon. Pour certaines personnes, cela évoque le Défilé de la fierté gaie ou des activités sociales qui réunissent les gens. Pour d’autres, cela signifie d’être en compagnie d’ami.e.s proches ou d’aller dans un bar, de faire du karaoké, de prendre la parole ou de prendre part à des spectacles sur scène, ou encore de faire des recherches en ligne pour en apprendre plus au sujet de leur identité. Les activités sont diversifiées et très personnelles.

À cause de la COVID, une grande partie des événements ont été annulés ou reportés. Cela peut être très difficile, puisque les célébrations sont ou ont été, par le passé, le seul moment où ces personnes peuvent montrer leur véritable identité dans un climat sécuritaire d’acceptation. Lorsqu’on regarde les bulletins de nouvelles, on voit partout l’oppression des groupes marginalisés partout, par exemple la présence du mouvement de fierté hétérosexuelle et les villes qui annoncent les unes après les autres qu’elles ne soutiendront pas la fierté. Il devient très difficile d’avoir la force nécessaire d’être qui nous sommes vraiment sans la communauté ou sans ce sentiment de soutien et d’acceptation. Pour certaines personnes, le fait d’être en compagnie de leur famille syndicale constitue le premier et le seul moment où elles se sentent suffisamment en sécurité pour se dévoiler elles-mêmes et, à l’heure actuelle, elles sont seules et elles ont besoin du soutien de la communauté plus que jamais.

Nous vivons toutes et tous jusqu’à présent une année 2020 très difficile. Avec la COVID, le confinement, la distanciation sociale, le télétravail ou le travail en petits groupes isolés, nous devons prendre le temps de tendre la main et de jouer un rôle actif dans nos collectivités. Certaines ete certains membres de la communauté 2SLGBTQ+ ont renoncé à leur cercle social ou familial pour vivre en étant elles-mêmes et eux-mêmes. Le seul soutien dont elles et ils bénéficient provient de leur communauté de travail ou de leur famille syndicale. En cette période difficile, ces personnes peuvent se sentir très seules et avoir besoin de compagnie pour discuter et partager ce qu’elles ressentent. Montrons-leur qu’elles font toujours partie d’une communauté, qu’elles nous manquent et qu’elles ne sont pas seules.

C’est aussi le moment d’en apprendre plus au sujet de la communauté et de la façon dont vous pouvez la soutenir. Informez-vous au sujet de l’acronyme 2SLGBTQ+, découvrez ce que signifie chaque lettre et les termes génériques qui y sont associés. Regardez un documentaire ou un film sur la communauté 2SLGBTQ+. Consultez votre centre de ressources sur la communauté 2SLGBTQ+ pour obtenir de l’information. Offrez votre soutien aux organisatrices et organisateurs d’un pow wow de personnes bispirituelles et participez-y. Militez, tendez la main, informez-vous et offrez votre soutien comme vous le pouvez.

Nous formons toutes et tous une famille et il arrive parfois que nous ayons simplement besoin de la présence et du soutien des membres de notre famille jusqu’à ce que nous soyons prêtes ou prêts, et que nous nous sentions à l’aise de montrer qui nous sommes vraiment.

Chris Little-Gagne
Représentant national de l’équité pour les personnes LGBTQ2+
Syndicat des employées et employés nationaux

Références: 

www.unfe.org

twosofttwohard.com (anglais seulement)

www.history.com/topics/gay-rights/the-stonewall-riots (anglais seulement)

www.cbc.ca/arts/the-fruit-machine-why-every-canadian-should-learn-about-this-country-s-gay-purge-1.4678718 (anglais seulement)

www.egale.ca (anglais seulement)

ilga.org