Célébrez la Journée nationale des Autochtones

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Par Ruby Langan

Avez-vous assisté à une célébration de la Journée nationale des Autochtones? La Journée nationale des Autochtones est le 21 juin. Cette année, la date tombe un dimanche. Voici votre invitation à vous joindre aux festivités.

Le Canada compte trois groupes autochtones : les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Ils ont chacun leur propre patrimoine distinct, leur langue, leurs pratiques culturelles et leurs croyances spirituelles. La Journée nationale des Autochtones nous donne l’occasion d’honorer, de célébrer et de partager les connaissances sur les peuples autochtones du Canada.

La Journée nationale des Autochtones a lieu le 21 juin, le solstice d’été, le jour le plus long de l’année. Pendant de nombreux siècles, la plupart des premiers habitants célébraient l’arrivée du temps chaud ce jour-là. La Fraternité nationale des Indiens (maintenant l’Assemblée des Premières Nations) a demandé que le 21 juin soit la Journée nationale de la solidarité autochtone. Le gouverneur général du Canada a proclamé la première Journée nationale des Autochtones en 1996.

C’est le seul jour de l’année où beaucoup, beaucoup de personnes se consacrent à la spécificité des Autochtones. Mes consœurs et confrères du syndicat sont heureux de participer à cet impressionnant événement communautaire à Vancouver. Venez à notre table pour échanger sur des questions touchant les Autochtones, les travailleurs, la famille, la fonction publique et des solutions possibles. Amenez vos enfants : nos artistes fabuleux peindront leur visage ou leurs mains. Nous aurons de nouveau les oriflammes et affiches pertinentes du mouvement L’accès à l’eau potable est un droit de la personne/Idle No More, mais assurez-vous de les obtenir tôt parce qu’elles sont très en demande.

Consultez votre journal local ou le Centre d’amitié autochtone pour les événements près de chez vous. Venez vous joindre à la fête : mangez, apprenez, jouez, faites du bénévolat, divertissez-vous, participez! Accepterez-vous cette invitation?

A Path of Light – Le samedi 20 juin 2015 (Edmonton)

Jetez un coup d’œil à l’affiche ci-jointe [en anglais seulement] pour les détails sur ce grand événement sensationnel, à plusieurs volets, se terminant par l’accueil solennel à l’événement du Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN) à Edmonton décrit ci-dessous.

Aboriginal Day Live & Celebration de l’APTN – Le samedi 20 juin 2015 (Edmonton et Winnipeg)

La 9e édition annuelle de l’Aboriginal Day Live & Celebration est le plus grand événement au Canada pour souligner la Journée nationale des Autochtones. Elle comprend un programme d’une journée d’activités gratuites pour les familles et un concert gratuit en soirée à Winnipeg (The Forks) et à Edmonton (parc Louise McKinney) présentant un répertoire foisonnant d’artistes primés et d’étoiles montantes du milieu du divertissement autochtone. Tous les Canadiens sont invités à participer à cet événement — en personne ou par l’intermédiaire de la diffusion en direct à la télévision, à la radio ou sur le site http://www.aboriginaldaylive.ca/ [en anglais seulement].

Journée nationale des Autochtones – Le dimanche 21 juin 2015 (Vancouver)

Veuillez vous joindre à nous tandis que nous célébrons la Journée nationale des Autochtones sur les territoires des Salish du littoral. Toute une journée d’événements communautaires, qui mettent en valeur et célèbrent la diversité des peuples autochtones de partout au Canada. Les Premières Nations, les Métis et les Inuits se rassemblent pour partager leur esprit, leurs expériences, leurs histoires, leurs chants, leur art et leurs danses les uns avec les autres et avec la collectivité en général. Tous les événements sont GRATUITS, et tous les membres et les sympathisants de la collectivité autochtone sont les bienvenus. Il s’agit d’un événement familial. L’alcool ou les drogues sont interdits. Assurez-vous d’apporter vos appareils-photos et caméscopes!

http://www.bcnationalaboriginalday.com/ [en anglais seulement]

Solstice Festival 2015 – Du vendredi 19 juin au dimanche 21 juin 2015 (Ottawa)

Parc Vincent Massey, Ottawa (Ontario)

Heures du festival et du pow-wow :

Le vendredi 19 juin     de 18 h à 22 h

Le samedi 20 juin        de 10 h à 22 h

Le dimanche 21 juin   de 10 h à 18 h

http://www.ottawasummersolstice.ca/ [en anglais seulement]

Métis and Heritage: Follow the Mi’kmaq Trails – Le dimanche 21 juin 2015 (West Pubnico, N.-É.)

Horaire : De 13 h à 16 h

Lieu : Musée des Acadiens des Pubnicos, 898, route 335

Journée nationale des Autochtones Le dimanche 21 juin 2015 (Boyd’s Cove, Terre-Neuve-et-Labrador)

Beothuk Interpretation Centre

Horaire : De 10 h à 17 h

Venez célébrer la culture et les traditions autochtones, d’hier et d’aujourd’hui. Fabriquez un pendentif béothuk, goûtez aux biscuits de mer indiens, visitez notre jardin Spirit Garden pour y déposer une offrande confectionnée à la main.

Journée nationale des Autochtones – Le samedi 20 juin 2015 (Dawson)

Le 21 juin, le Centre culturel Dänojà Zho, situé au centre-ville de Dawson, célèbre la Journée nationale des Autochtones par des événements extérieurs, notamment les chanteurs Hän, de la musique contemporaine en direct, des visites, des activités, des rafraîchissements et une occasion de visiter nos galeries du patrimoine.

La Journée nationale des Autochtones a été proclamée afin que tous les gens reconnaissent et célèbrent la culture et le patrimoine de la Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in au Canada et qu’ils en apprennent davantage à ce sujet.

http://travelyukon.com/national-aboriginal-day-dawson [page en anglais seulement]

Les événements de la Journée nationale des Autochtones à d’autres endroits au Canada sont répertoriés sur le site Web Affaires autochtones et Développement du Nord Canada :

http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100013322/1100100013323

Ruby Langan est la représentante nationale de l’équité du SEN pour les Autochtones.

Le mois de mai est le Mois du patrimoine asiatique

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« Je suis asiatique. » « Non, tu ne l’es pas. Tu es philippine. »

Voilà une partie d’une conversation qu’ont eue ma nièce et un de ses amis il y a plusieurs années. En tant que Philippins, nous faisons nous aussi partie de l’Asie, mais, d’une certaine manière, les gens nous reconnaissent seulement comme Philippins. Il importe de noter que les Asiatiques sont un groupe de personnes diversifiées qui célèbrent différentes pratiques culturelles et croyances religieuses.

Fait intéressant au sujet de l’Asie : il s’agit du plus grand continent. L’Asie est composée d’environ 50 pays différents.

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Le Canada accueille un grand pourcentage d’immigrants provenant de ces pays. Ils ont apporté leur riche culture ainsi que leur détermination à travailler fort afin d’atteindre leurs buts. De diverses façons, ils contribuent au développement et à la croissance du Canada.

En mai 2002, le gouvernement du Canada a signé une déclaration qui désigne le mois de mai comme « Mois du patrimoine asiatique ». Adoptée par le Sénat en 2001, celle-ci a été proposée par la sénatrice Vivienne Poy, première sénatrice canadienne d’origine asiatique. Cette déclaration vise à souligner et à faire reconnaître les diverses contributions des Asiatiques dans la société canadienne.

Il y a une longue liste de Canadiens d’origine asiatique qui ont excellé dans divers domaines : la politique, l’économie, les sciences, les arts et les services — mais j’aimerais ajouter à cette liste tous les Canadiens d’origine asiatique. Tous, à leur manière et de diverses façons, directement ou indirectement, ont apporté quelque chose à leur communauté, à leur milieu de travail et à la société canadienne dans son ensemble. En mai, célébrons tous les Asiatiques au Canada. Soyons solidaires avec eux et montrons-leur notre appui à l’égard de leurs efforts et de leur lutte pour atteindre leurs buts et réaliser leurs rêves.

Au nom de tous les Asiatiques, j’invite tout le monde à découvrir la culture asiatique. Jetez un coup d’œil aux activités et aux festivités qui ont été organisées par les sociétés du Mois du patrimoine asiatique et d’autres groupes asiatiques dans votre collectivité. Découvrez les épices exotiques et les délices culinaires qui combleront de bonheur vos papilles gustatives. Le mois de mai est un très bon moment pour en apprendre davantage sur l’Asie et apprécier son histoire, sa culture et son peuple.

JOYEUX MOIS DU PATRIMOINE ASIATIQUE!

Présenté par :

Shirley Torres

Philippine… et Asiatique

Shirley Torres est la représentante régionale des droits de la personne du SEN pour la Colombie-Britannique et le Yukon.

Jour de deuil national – Une commémoration pleine de dignité

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Par Kevin King

Il y a quelques années, j’ai eu la chance d’assister au congrès annuel du SEN à Toronto, où j’ai eu l’occasion de renouer et de créer des amitiés. Nous avons parlé de questions qui nous tiennent à cœur et, fait plus important encore, des membres que nous représentons.

Nombre d’activités s’offraient à nous près du lieu du congrès, l’hôtel Royal York dans la rue Front, et délégués et invités ont tiré parti des installations et des nombreux endroits avoisinants.

Le premier jour du congrès, je suis sorti seul me promener dans la rue Front et, environ trois pâtés de maisons plus loin, je suis arrivé devant un monument à la mémoire des travailleuses et travailleurs décédés en milieu de travail en Ontario, entre 1900 et 1999.

L’hommage intitulé Monument dédié aux travailleurs blessés de la CSPAAT au Parc Simcoe, est situé en face du Palais de congrès du Toronto métropolitain, près de l’avenue Spadina.

Ce monument est constitué de deux œuvres distinctes. La première s’intitule 100 Workers et consiste en deux longs murs bas faits de granit rouge poli. Sur le dessus des murs se trouvent 100 plaques de bronze et sur chacune d’elle est gravé le nom d’un travailleur qui est mort dans un accident de travail. Sur chacune des plaques de la période entre 1901 à 1999, un nom de travailleur est gravé; la plaque de l’année 2000 est restée vierge.

Le deuxième élément de ce monument s’intitule The Anonymity of Prevention. Il s’agit d’une sculpture de bronze représentant un homme habillé en travailleur et portant un équipement complet de protection, à demi agenouillé, en train de buriner le mur des 100 Workers.

Je ne pouvais m’empêcher de contempler ce magnifique ouvrage en pierre qui fait état du nom des travailleurs, de l’endroit où ils ont travaillé et de la façon dont ils sont morts au travail.

Ces travailleurs avaient une famille, et je suis convaincu qu’ils s’attendaient à rentrer à la maison pour la rejoindre après chaque journée de travail. Je regrette de ne pas avoir partagé avec l’ensemble des délégués au Congrès cette découverte, à trois pâtés de maisons de la salle de conférences, et je me suis senti un peu coupable de ne pas avoir proposé l’occasion de marquer notre visite avec une procession solennelle et une commémoration empreinte de dignité.

Faisons preuve de compassion et reconnaissons désormais le 28 avril comme le Jour de deuil national pour les travailleuses et travailleurs tués ou blessés en milieu de travail, et raffermissons, en tant que syndicalistes, notre engagement à mettre nos milieux de travail à l’abri de tout danger ou de toute maladie professionnels.

Pour voir plus de photos de l’hommage, veuillez cliquez ici.

Respectueusement,

Kevin King
Vice-président exécutif national
Syndicat des employées et employés nationaux, AFPC

Jour de deuil national

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Par Geoff Ryan

Le 28 avril est le Jour de deuil national pour les travailleuses et les travailleurs tués ou blessés en milieu de travail. Au cours de cette journée, les drapeaux des édifices gouvernementaux seront mis en berne, et des cérémonies auront lieu dans les collectivités du Canada. Des travailleurs se rassembleront à ces cérémonies; certains arboreront des brassards noirs, d’autres déposeront des fleurs et des couronnes; des chandelles seront allumées, et les noms des travailleurs qui sont morts à la suite d’incidents en milieu de travail ou de maladies professionnelles seront lus. On demandera aux personnes présentes d’observer une minute de silence à leur mémoire et en leur honneur.

Tout le monde doit assister à ces événements, non seulement pour se souvenir de ces personnes qui ne sont plus, mais aussi pour accroître la sensibilisation à l’égard du fait que la santé et la sécurité au travail doivent être améliorées au Canada.

La plupart des gens sont conscients des dangers liés à l’utilisation d’outils électriques, mais qu’en est-il des dangers liés au fait de travailler dans un immeuble à bureaux? Saviez-vous que l’exposition à l’amiante est la principale cause de décès au Canada liée au lieu de travail, comptant pour près du tiers des demandes de prestations de décès présentées et approuvées depuis 1996? L’amiante entre dans la composition de produits comme les patins de frein, et peut aussi être présente dans les tuyaux et matériaux d’isolation. Nombre de pays ont banni l’amiante, mais ce n’est pas le cas du Canada. Par ailleurs, le gouvernement n’a pas avisé les citoyens que même de petites quantités d’amiante pouvaient constituer un risque cancérogène pour la santé. Il n’existe aucune base de données nationale répertoriant les édifices contenant de l’amiante au Canada, malgré les demandes des syndicats d’en créer une. La Saskatchewan est la seule administration au Canada qui possède une telle base de données. Elle a été créée grâce à l’adoption de la loi de Howard (Howard’s Law).

La commémoration annuelle du Jour de deuil national renforce notre détermination à mettre en place des conditions de travail sûres et de prévenir les blessures et les décès. Cette journée vise autant à se souvenir des disparus qu’à lancer un appel visant à protéger les vivants. J’encourage tout le monde à participer à la cérémonie du Jour de deuil dans leur région et, si aucune cérémonie n’a lieu dans votre région, veuillez envisager d’observer une minute de silence à votre travail.

Geoff Ryan est le vice-président national aux droits de la personne du SEN. 

Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale – le 21 mars

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Par Jennifer Chieh Ho

En 1966, la date du 21 mars a été désignée par l’Organisation des Nations Unies comme la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Cette journée visait à commémorer le massacre survenu en 1960 à Sharpeville, en Afrique du Sud, où une manifestation pacifique s’est terminée lorsque la police a tiré des coups de feu. Ce jour-là, 69 Sud-Africains ont été tués, et plus de 180 autres ont été blessés. Les manifestants étaient descendus dans la rue pour protester et exiger l’abolition de lois du gouvernement d’apartheid selon lesquelles tous les Noirs devaient porter un document d’identité contenant leurs renseignements personnels. Lorsqu’un Noir se trouvait dans un lieu public sans ce document, il risquait d’être arrêté et incarcéré.

Le Canada a été l’un des premiers pays à appuyer la résolution de l’ONU désignant le 21 mars comme la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Notre pays a souligné cette journée pour la première fois en 1989.

Cependant, 49 ans plus tard, il reste encore beaucoup de travail à faire pour éliminer le racisme. Chaque jour, certaines personnes sont victimes de commentaires et de stéréotypes racistes dans les médias, à l’école, dans les lieux publics et au travail.

La mise en évidence continuelle de la race, de l’origine ethnique et de la couleur de la peau crée un climat propice à la discrimination raciale. Intentionnels ou non, les gestes posés en fonction de la race, de l’origine ethnique ou de la couleur de la peau peuvent avoir une incidence négative sur la vie quotidienne des membres de minorités visibles.

Les questions suivantes me sont souvent posées :

« D’où venez-vous? »

« Quelle est votre origine? »

« Où avez-vous appris l’anglais? »

Je fais souvent l’objet de commentaires non sollicités, comme les suivants :

« Vous n’avez pas l’air Chinoise. »

« Vous vous exprimez bien en anglais. »

Je reconnais que ces questions sont souvent posées par simple curiosité, mais la façon de les poser est la clé. Lorsque ces questions me sont posées respectueusement, dans le but d’apprendre à me connaître, j’y réponds dans un esprit de dialogue ouvert. Si ces questions ou commentaires renforcent des stéréotypes raciaux, veuillez ne pas les poser ni les formuler.

Je suis d’origine chinoise, mais je ne suis pas née en Chine (cependant, on m’a déjà dit de « retourner en Chine »!) Les membres de minorités visibles font régulièrement l’objet de telles remarques.

Je suis une citoyenne canadienne et j’ai trois enfants, dont deux sont nés au Canada; imaginez comment vous vous sentiriez si on disait à vos enfants de retourner dans un pays où ils ne sont même pas nés! Jugeriez-vous alors que vos enfants sont les bienvenus et respectés dans leur pays natal?

Nous vivons dans un pays où règne la diversité et où tous les citoyens devraient être traités avec équité et respect. Alors, pourquoi certains d’entre nous doivent travailler aussi fort pour que les gens ne s’arrêtent pas à leur origine ethnique, à leur lieu d’origine ou à la couleur de leur peau? Pourquoi ne met-on pas plutôt l’accent sur leur ensemble de compétences, leurs aptitudes, leur éducation, leurs expériences et, plus important encore, leur valeur individuelle? Il est triste de constater que la discrimination raciale existe toujours. Il n’y aura de changement réel que lorsque chaque personne sera traitée avec respect et dignité, et acceptée en fonction de ses propres mérites. Pour éliminer activement la discrimination raciale, nous devons continuer de la dénoncer et poursuivre les activités de sensibilisation. Nous devons également travailler activement à l’élimination du racisme, sur le plan personnel et institutionnel, pour nos enfants et les générations futures.

Jennifer Chieh Ho est la vice-présidente régionale de la Colombie-Britannique et du Yukon. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, cliquez ici – si vous souhaitez proposer un article ou avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

Journée internationale de la Francophonie

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Par Karl Lafrenière

Chaque année, ma grand-mère passe la majeure partie de l’hiver en Floride. Depuis quelques années maintenant, j’y conduis sa voiture afin qu’elle puisse faire ses courses une fois sur place. La première fois que j’ai fait ce long trajet vers cet État ensoleillé, j’ai voyagé avec mon frère.

Nous nous arrêtions assez régulièrement afin de nous procurer des collations pour la route. Un arrêt reste gravé dans ma mémoire, en Caroline du Sud. Il était tard dans la nuit, et nous avions besoin de denrées fraîches en prévision du chemin à parcourir. Lorsque nous sommes entrés au dépanneur, mon frère et moi discutions en français à propos de ce que nous avions l’intention d’acheter. Quand nous sommes arrivés à la caisse, le caissier nous a accueillis en disant « Bonjour » et nous a demandé, en français, si nous avions trouvé tout ce que nous cherchions!

Mon frère et moi étions étonnés d’entendre cette personne nous parler en français, avec un fort accent. Nous avons répondu en anglais, par souci de commodité.

Le caissier s’est empressé de nous dire, encore une fois en français : « Non, s’il vous plaît, parlez-moi en français. Je n’ai jamais la chance de pratiquer cette langue merveilleuse. Alors, quand l’occasion se présente, j’en profite. »

C’est avec plaisir que nous avons terminé notre conversation en français.

À notre arrivée en Floride, mon frère et moi avions décidé de raconter à notre grand-mère notre aventure au dépanneur. Nous n’avons pas tardé à être encore plus fascinés d’apprendre que l’ami de ma grand-mère avait récemment fait un exposé à une conférence organisée par l’Alliance Française de Sarasota.

Je suis fier de savoir que ma langue se retrouve ici et là, dans le monde entier, aux endroits les plus inattendus.

Il existe même une organisation qui représente les francophones dans le monde entier : l’Organisation internationale de la francophonie. Créée en 1970, elle a pour mission de donner corps à une solidarité active entre les 80 États et gouvernements qui la composent (57 membres et 23 observateurs). Ensemble, ils représentent plus du tiers des États membres des Nations Unies et comptent pour plus de 890 millions de personnes, dont 220 millions de francophones.

Ses membres ont en commun la langue française et les valeurs de « la Francophonie », qui inclut le travail en solidarité pour promouvoir la langue française, ainsi que la diversité culturelle et linguistique, la démocratie, les droits de la personne et l’éducation.

Toutefois, même si une personne ne s’identifie pas en tant que francophone, cela ne signifie pas qu’elle ne s’intéresse pas véritablement à notre langue. Et c’est à nous, en tant que francophones, de favoriser cet intérêt.

En concluant, je me permets donc de proposer un conseil amical à mes collègues francophones : quand une personne essaie de vous parler en français — même si elle a du mal à le faire, ne passez pas à l’anglais. Nous le faisons trop souvent afin de faciliter les choses, mais je crois que c’est tout à fait inutile. Nous devrions reconnaître ses efforts et lui donner une occasion unique de pratiquer notre langue bien-aimée.

Karl Lafrenière est vice-président régional pour la région Hors-Canada et membre de notre Comité des francophones. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du SEN. Pour en savoir plus, cliquez ici — pour proposer une histoire ou pour toute question, veuillez envoyer un courriel à l’adresse suivante : communications@une-sen.org.

« Je n’ai pas les moyens de faire la grève. »

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Par Richard Ballance

Nous sommes actuellement au cœur de négociations avec un employeur qui cherche à tout prix à réaliser des économies aux dépens des travailleurs. Les pourparlers avancent lentement, et de nombreux membres s’interrogent sur les mesures possibles. Nous avons tous entendu des membres déclarer qu’ils n’ont pas les moyens de faire la grève.

Nous sommes toutefois encore très loin d’un débrayage. Les négociations se poursuivent, quoique lentement. Toutes les parties sont présentes à la table. Avant de déclencher une grève, plusieurs événements doivent se produire.

D’abord, une grève légale ne peut avoir lieu en l’absence d’une entente sur les services essentiels, dans laquelle sont décrits tous les postes désignés comme étant essentiels. Le projet de loi C-4 confère au gouvernement le contrôle des services essentiels (bien que cette mesure soit probablement inconstitutionnelle), et le projet de loi C-31 a révoqué toutes les ententes sur les services essentiels qui existaient. Avant même que nous puissions songer à déclarer la grève, le gouvernement doit donc revoir et modifier les ententes sur les services essentiels.

De plus, une grève légale ne peut être déclenchée que si les membres de l’unité de négociation ont voté en faveur de cette mesure. Un vote de grève ne peut se produire que si la présidente nationale de l’AFPC l’autorise. À la lumière des résultats du vote, la présidente nationale de l’AFPC est alors autorisée à déclencher la grève. Avant de procéder au piquetage, les membres doivent avoir voté démocratiquement en faveur de la grève, et le président national de l’AFPC doit avoir lancé un débrayage.

Nous sommes encore loin de cette étape, pour l’instant. Il n’y aura aucun vote, à moins que les négociations aboutissent à une impasse.

Est-il vrai que nos membres n’ont pas les moyens de faire la grève? En cas de débrayage, nos membres ne seront pas rémunérés par l’employeur. Nous avons tous des obligations, que ce soit le remboursement d’un prêt hypothécaire, le paiement d’une automobile, les frais de scolarité de nos enfants, les nombreuses factures mensuelles (de chauffage, d’électricité, d’accès à Internet, de service téléphonique, etc.). De nombreux membres éprouveront des difficultés à s’acquitter de ces obligations s’ils ne sont pas rémunérés pendant une semaine ou deux. Et si le conflit se prolonge, la majorité des membres auront des ennuis.

Cependant, compte tenu de l’état actuel des négociations, j’estime que nous n’avons pas les moyens de ne pas faire la grève. Nous risquons de perdre beaucoup plus que quelques semaines de salaire.

Parmi les principales caractéristiques du régime d’assurance-invalidité de courte durée que notre employeur souhaite nous imposer, notons qu’avant d’avoir droit à quelque prestation que ce soit, il faudra subir une période d’attente de sept jours non rémunérée. Réfléchissez-y… Pour toute période de maladie s’additionnant à vos six jours de congé de maladie annuels, vous pourriez être contraint de patienter jusqu’à cinq jours ouvrables, sans rémunération, avant d’être admissible à l’assurance-invalidité de courte durée.

Le diable se cache souvent dans les détails. Qu’adviendra-t-il si vous tombez malade ultérieurement? Serez-vous automatiquement admissible à l’assurance-invalidité de courte durée ou serez-vous contraint à une autre période d’attente? Compte tenu de ce que je connais du domaine de l’assurance, j’estime que la deuxième hypothèse est la plus probable.

Au moment fatidique, vous risquez de ne pas recevoir le chèque de paie tant attendu. Pire encore, vous devrez négocier avec une organisation à but lucratif telle que la SunLife, qui tentera de réduire au minimum les indemnités qu’elle vous versera.

Ai-je les moyens de faire la grève? Pas vraiment. Compte tenu de ce que notre employeur nous offre, cependant, nos pertes risquent fort de nous coûter encore plus cher avec le temps. Nous n’avons pas les moyens de ne pas faire la grève.

La question de l’assurance-invalidité de courte durée peut s’avérer épineuse, surtout avec cet employeur. Soyons prêts.

Richard Ballance est le vice-président régional pour les membres du Conseil du Trésor de la région de la capitale nationale. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir des renseignements supplémentaires, cliquez ici – si vous souhaitez proposer un article ou avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

 

 

 

 

Journée du chandail rose – 25 février

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Par Christopher Little-Gagné

La couleur rose a longtemps été une cible facile et évidente pour les intimidateurs. Malheureusement, ce n’est pas le seul sujet de dérision. Même dans les institutions militantes les plus progressistes, qui luttent pour l’égalité, il y a parfois de l’intimidation. Depuis toujours, les gens tentent d’obtenir, pour eux et pour les leurs, l’égalité avec ceux qui semblent privilégiés. Malheureusement, cette lutte se fait souvent aux dépens des autres; on rabaisse les autres pour se hisser au-dessus de la mêlée.

J’ai récemment participé à une activité syndicale durant laquelle j’ai entendu une personne très influente parler de notre capacité de susciter le changement. Elle a dit que, dans le cadre de la lutte pour nos droits, il fallait tout faire pour que les gens « sortent du placard et accèdent à la lumière ». Puisque j’appartiens à un groupe pour qui « être dans le placard » est lourd de sens, j’ai été offusqué par ce commentaire.

Peu importe ce que vous conservez dans le placard – votre orientation sexuelle, vos croyances spirituelles, vos allégeances politiques, votre militantisme syndical, etc. –, pourquoi les autres devraient‑ils décider pour vous quand vous devez le sortir?

Il s’agit d’une forme d’intimidation.

Il ne faut pas oublier que nous avons tous le droit de rester dans le placard. Notre objectif, en tant que peuple, devrait être de créer une société qui accueille et respecte ceux qui sont prêts à sortir du placard.

Maintenant que j’ai un fils, je vois les choses différemment. Lorsqu’il s’agissait de promouvoir les droits civiques et les droits de la personne, j’agissais auparavant en fonction d’objectifs personnels. Cette année, le 25 février, je vais porter du rose dans l’espoir que mon fils puisse grandir dans une culture fondée sur l’égalité, une culture où l’intimidation est reléguée aux vieux films et aux vieilles histoires et en venir au constat que son père vivait vraiment à une époque barbare.

J’espère que nous allons tous faire ce que nous pouvons pour lutter contre l’intimidation ou, au moins, réfléchir à l’impact de nos gestes et de nos paroles sur les autres.

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Chris Little-Gagné, vice-président régional pour le Manitoba, et Jacqueline Nanali, représentante régionale aux droits de la personne pour le Manitoba — les deux, portant du rose!

Christopher Little-Gagné est le vice-président régional du Manitoba et le fier papa de Caleb, un jeune garçon de deux ans. Le présent article a été rédigé dans le cadre de notre programme de journalisme syndical. Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici pour soumettre une idée d’article ou, si vous avez des questions, n’hésitez pas à envoyer un courriel à communications@une-sen.org.

 

Parcs Canada embauche (bientôt!)

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Par Eddie Kennedy

Il semble que l’époque où le piètre état des routes et des immeubles de nos parcs nationaux et de nos lieux historiques était monnaie courante soit révolue. Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il investira la majeure partie d’un fonds de 2,8 milliards de dollars dans des projets d’infrastructure à Parcs Canada, qui en a vraiment besoin.

Au cours d’une réunion tenue le 20 janvier, Parcs Canada fait le point sur les changements à venir à l’égard de ses politiques de dotation, tandis qu’elle commence à embaucher du personnel pour travailler sur ces projets.

Pierre Richer de La Flèche, dirigeant principal des ressources humaines à Parcs Canada, a expliqué comment l’agence prévoit mettre en œuvre un processus rationalisé pour faciliter l’embauche de nouveaux employés. L’agence vise l’établissement d’une gestion nationale du processus d’embauche.

Au cours de cette réunion, M. Richer de La Flèche a également donné un aperçu de la façon dont l’agence compte créer des bassins de candidats qualifiés qui seront accessibles par les gestionnaires de partout au pays. Ces bassins serviront à pourvoir les postes nouveaux ou existants. Pour choisir un nouvel employé à partir des bassins de candidats, les gestionnaires utiliseraient l’approche de la « bonne personne pour le poste ». Parcs Canada a l’intention de fournir des lignes directrices claires et de veiller à ce que le processus soit transparent.

L’agence aura recours à une foule de méthodes pour promouvoir les postes vacants, y compris les médias sociaux. Certaines occasions d’emploi seront affichées seulement à l’interne, alors que d’autres pourraient être également affichées à l’extérieur de l’APC ainsi qu’au grand public, en fonction des compétences et du niveau requis. Les gestionnaires pourront tout de même embaucher localement, sans passer par les bassins de candidats, mais seulement pour des postes à durée déterminée et seulement en employant le même énoncé de critères de mérite que celui du concours national.

L’agence se dit résolue à respecter son obligation concernant la procédure de placement prioritaire à mesure qu’elle avancera dans son processus d’embauche.

Parcs Canada reconnaît également que de nombreuses questions restent sans réponse, puisque certains plans et procédures n’ont pas encore été parachevés. Pour cette raison, l’agence entend nous tenir régulièrement informés de ce qui se passe.

La direction de l’agence nous a fortement encouragés à la tenir informée des préoccupations de nos membres; elle comprend que notre capacité à communiquer les problèmes très tôt peut l’aider à réagir aux préoccupations et à fournir des renseignements précis aux employés. Pour cette raison, elle accorde une grande valeur à notre capacité de mettre en lumière les préoccupations de nos membres.

En tant que vos représentants syndicaux, nous avons signalé nos inquiétudes au sujet de l’utilisation de bassins de candidats. Nous avons eu des problèmes avec ces bassins dans le passé, car ils introduisent un élément de partialité dans le processus de sélection. En effet, ils permettent de facilement manipuler le processus d’embauche; le favoritisme et les préjugés peuvent avoir pour effet d’écarter la meilleure candidature en faveur d’un autre candidat.

Il va sans dire que nous sommes heureux du travail qui sera généré par ces projets d’infrastructure. Tout comme nombre d’entre vous, nous attendons avec impatience de voir les améliorations qui seront apportées aux installations où nous travaillons — elles devraient faire de nos lieux de travail des endroits où il fait bon travailler. Cela dit, nous voulons également veiller à ce que nos membres soient traités équitablement dans le processus de dotation.

Dans les mois à venir, nous rencontrerons la haute direction dès qu’elle aura arrêté les détails de la politique de dotation. Nous vous encourageons à nous communiquer toute préoccupation que vous pourriez avoir relativement à ces projets.

Pour notre part, nous continuerons de vous tenir informés de tout fait nouveau à ce sujet.

En toute solidarité,

Eddie Kennedy

Eddie Kennedy est le conseiller national du Syndicat des employées et employés nationaux à Parcs Canada. Pour le joindre, vous pouvez envoyer un courriel à l’adresse suivante : eddie.kennedy@une-sen.org.

Journée des droits de l’homme – le 10 déc.

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par Geoff Ryan

Les Nations Unies ont choisi le 10 décembre pour souligner les réalisations en matière de droits de la personne, mais les droits de la personne devraient être une préoccupation quotidienne et occuper bien plus qu’une journée froide en décembre. C’est pourquoi, cette année, les Nations Unies ont associé le slogan Droits de l’homme, 365 jours par an aux célébrations de la Journée des droits de l’homme; le but est de mettre en lumière l’idée que chaque jour est la Journée des droits de l’homme.

Je crois que ce concept s’avère au Syndicat des employées et employés nationaux. Je suis tellement fier de faire partie d’un syndicat qui accorde autant d’importance aux droits de la personne. Au cours des derniers mois, j’ai eu l’immense plaisir de travailler avec les membres passionnés qui composent notre comité des droits de la personne. J’ai été touché par la façon dont tout le monde à la table est si désireux de partager ses expériences – et comment chacun en ressort grandi.

Cette capacité de nous mettre dans la peau des autres est ce qui nous propulse vers l’avant. Ainsi, pour les 365 prochains jours et au-delà, ouvrez votre esprit et faites preuve de compassion. C’est la première étape pour devenir un allié.

Geoff Ryan est vice-président national aux droits de la personne. Cet article a été rédigé dans le cadre du programme de journalisme syndical du Syndicat. Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez ici – pour présenter une histoire ou si vous avez des questions, veuillez envoyer un courriel à communications@une-sen.org.