Le 4 octobre, Sœurs par l’esprit

Les veillées Sœurs par l’esprit (Sisters in Spirit Vigils) honorent et soutiennent les femmes et les filles autochtones et leur famille. Le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées est accessible en ligne.

Les femmes et les filles autochtones subissent des taux de violence et d’homicide plus élevés que les femmes et les filles non autochtones. Nous devons apporter de nombreux changements sur les plans personnel et systémique au pays. Pouvons-nous nous joindre à l’Association des femmes autochtones du Canada (site en anglais seulement) pour améliorer, promouvoir et favoriser le bien-être des femmes autochtones?

Je suis reconnaissante des enseignements que j’ai récemment reçus de Colleen Hele Cardinal, en territoire algonquin, et de l’organisme Hummingbirds Rising Consulting, sur le territoire des Premières Nations Musqueam, Squamish et Tsleil Waututh. Un document sur la réconciliation, de la part de mon syndicat de travailleuses et travailleurs, m’encourage. Il y a tant à apprendre.

All my relations,

Ruby Langan, représentante nationale de l’équité pour les Autochtones du SEN

 

Participez à la Grève mondiale pour le climat!

Partout dans le monde, des gens se rendront dans les rues le 27 septembre prochain pour attirer l’attention sur la crise climatique croissante. L’AFPC encourage toues et tous ses membres qui le peuvent à manifester leur appui à la Grève mondiale pour le climat et à y participer.

L’environnement devenant l’une des principales préoccupations des Canadiennes et Canadiens lors des prochaines élections fédérales, cette mobilisation nous donne l’occasion de faire comprendre à tous les chefs de partis politiques l’urgence d’agir. Visitez le site Web de la Grève mondiale pour le climat pour savoir où et quand les mobilisations auront lieu dans votre ville ou région.

Téléchargez l’affiche de l’AFPC pour la justice climatique !

Qu’est-ce que la Grève mondiale pour le climat?

Les jeunes du monde entier mènent la lutte contre les changements climatiques. Ils demandent maintenant à tous les citoyens et citoyennes de se joindre à eux dans la lutte pour préserver leur avenir. On prévoit des manifestations citoyennes et étudiantes à la clôture de la rencontre des dirigeants mondiaux participant au Sommet Action Climat des Nations Unies le 23 septembre prochain. Des actions seront organisées dans plus de 150 pays à travers le monde et tous les citoyens et citoyennes sont encouragés à y participer. Cette manifestation mondiale de solidarité montrera clairement aux dirigeants et dirigeantes du monde entier que nous attendons une action ambitieuse de leur part contre les changements climatiques, et nous la voulons maintenant!

Je ne peux pas m’absenter du travail, mais je veux appuyer le mouvement. Qu’est-ce que je peux faire?

Il est entendu que nous n’avons pas toutes et tous la possibilité de prendre un jour de congé pour participer à la journée de mobilisation pour le climat, mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire entendre votre voix. Voici quelques idées sur la façon dont vous pouvez appuyer le mouvement pendant que vous travaillez :

  • Partagez les messages sur la Grève mondiale pour le climat dans les médias sociaux pendant vos pauses. Vous pouvez afficher des photos personnelles ou de groupe en utilisant le mot-clic : #GrèvepourleClimat.
  • Organisez une présentation ou une discussion à l’heure du dîner au travail pour partager de l’information sur la manifestation mondiale pour le climat.
  • Présentez à votre employeur une proposition expliquant comment et pourquoi votre lieu de travail devrait participer à la Grève mondiale pour le climat.
  • Si vous êtes un groupe d’employés qui souhaite passer à l’action, vous pouvez organiser une action en milieu de travail.
  • Si vous pouvez demander un congé officiel à votre lieu de travail, faites savoir à votre employeur pourquoi vous prenez un congé afin de vous assurer que votre action sensibilise les gens. Encouragez vos collègues à faire de même.

Visitez le site Web de la Grève mondiale pour le climat pour avoir d’autres idées sur la façon dont vous pouvez appuyer le mouvement.

Conférence sure les droits de la personne du SEN

Conférence sur les droits de la personne du SEN
Du 14 au 17 novembre 2019
Hôtel Hilton Lac-Leamy

La date de la conférence sur les droits de la personne approche. Nous vous invitons à soumettre votre demande pour vous joindre à nous et venir à Gatineau, Québec, du 14 au 17 novembre 2019, et avoir la chance de rencontrer nos collègues défenseurs des droits de la personne et de discuter des nombreux défis que doit relever notre syndicat.

Dans le cadre de la conférence, qui a lieu tous les trois ans, nous pourrons entendre des conférenciers, participer à des séances de formation et faire du réseautage.

En outre, des élections se tiendront pour les postes suivants :

  • Représentante nationale/représentant national de l’équité pour les Autochtones
  • Représentante nationale/représentant national de l’équité pour les personnes handicapées
  • Représentante nationale/représentant national de l’équité pour les minorités visibles
  • Représentante nationale/représentant national de l’équité pour la communauté LGBTQ2+
  • Représentante nationale/représentant national de l’équité pour les femmes
  • Quatre déléguées/délégués de chacun des groupes d’équité pour le congrès triennal de 2020

Les membres doivent indiquer leur appartenance à un groupe d’équité durant le processus de demande et ne pourront pas changer de groupe d’équité à la conférence ni le modifier.

Pour un aperçu d’autres choses que nous vous réservons, consultez le programme de la conférence.

Au moment de vous inscrire en ligne, on vous demandera de remplir un formulaire. Vos réponses seront utilisées dans le cadre du processus de sélection de la Conférence. Voici les questions qui seront posées, vous pouvez donc vous préparer; il vous suffira ensuite de copier-coller vos réponses durant le processus d’inscription.

Décrivez votre expérience en tant que défenseur/défenseure des droits de la personne au sein du syndicat ou de votre collectivité ou racontez votre histoire personnelle (appuyez-vous sur les lignes directrices suivantes pour la description) :

  1. En quoi votre participation aura-t-elle une incidence sur votre section locale, votre Syndicat et votre collectivité?
  2. Avez-vous déjà fait face à des problèmes liés aux droits de la personne ou avez-vous déjà suivi une formation connexe?
  3. Décrivez votre organisation communautaire, votre section locale ou toute autre expérience que vous jugez pertinente (p.ex. activisme communautaire à l’égard des droits de la personne ou de la justice sociale, postes occupés au sein du syndicat).
  4. Pourquoi les droits de la personne ont-ils de l’importance pour vous?

Vous devez vous inscrire au plus tard le vendredi 4 octobre 2019.

CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE EN LIGNE

Si vous n’arrivez pas à vous inscrire, veuillez communiquer avec un des responsables des activités du SEN, à events@une-sen.org.

la Journée du multiculturalisme au SEN

 

Chaque année, nos membres célèbrent la diversité de notre syndicat le 14 août. Nous vous encourageons à profiter de cette occasion pour en savoir plus sur la riche mosaïque culturelle qui nous entoure dans nos lieux de travail et dans nos communautés!

Journée nationale des peuples autochtones

Le 21 juin est la Journée nationale des peuples autochtones. Pour célébrer l’évènement, participez à assistant à un pow-wow, mangez des mets traditionnels ou renseignez-vous à propos des Premières Nations. Cliquez ici pour consulter la liste des activités.

Je vous invite à ouvrir votre esprit et votre cœur, à chercher de l’information et à découvrir la vérité sur l’histoire des Autochtones et leur vie aujourd’hui. Vous pouvez lire un rapport ou un livre, regarder un film sur les Autochtones ou faire vos propres recherches. Que savez-vous des traités et de ce qu’ils ont engendré? Savez-vous que le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées qualifie le phénomène de « génocide »? Savez-vous ce que ce mot veut dire et savez-vous pourquoi on l’a utilisé? Préférez-vous détourner le regard? Je voudrais bien, moi aussi, regarder ailleurs, mais les choses ne s’amélioreront jamais si tout le monde faisait ainsi. Quatre grands thèmes sont cernés dans le rapport final de l’Enquête nationale; savez-vous lesquels? Comprenez-vous pourquoi les peuples autochtones sont appelés « les gardiens de la terre »?

Je suis très heureuse d’avoir finalement reconstitué les divers enseignements que j’ai acquis et de pouvoir vous les transmettre, et je vous encourage à faire de même. Les Premières Nations et les colons ont conclu des traités, dont la plupart sont toujours en vigueur aujourd’hui. La relation qui a découlé de ces traités a été une source de honte et de douleur pour les Autochtones. Malgré tout, nous pouvons réparer cette relation si suffisamment de personnes sont prêtes à regarder la vérité en face et à apporter des changements. La Commission de vérité et réconciliation, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées sont des outils à notre disposition, et il y en a plus encore.

Le chemin vers la réconciliation sera long et pénible, et chacune et chacun d’entre nous doit choisir : aller de l’avant ou reculer? Je cherche des réponses, je crois en l’égalité et en la justice et je veux que mes enfants aient une relation plus solide et plus saine qu’aujourd’hui avec leur collectivité. Même si la vérité fait mal, la guérison doit commencer là. Mon esprit et mon cœur sont ouverts. Si les vôtres ne le sont pas, pouvez-vous au moins ouvrir les oreilles?

Respectueusement,

Ruby Langan
Représentante nationale de l’équité du SEN pour les Autochtones

L’AFPC applaudit le rapport percutant de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) se réjouit du rapport final découlant de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Le rapport, présenté lors d’une cérémonie tenue le 3 juin, soutient que la violence envers les femmes et les filles autochtones constitue un « génocide canadien ». Il contient de nombreuses recommandations destinées au gouvernement, aux services de police et à la population.

Selon la commissaire en chef, Marion Buller, un changement de paradigme est nécessaire pour abolir le colonialisme qui règne au sein de la société canadienne et les collectivités autochtones doivent recevoir suffisamment de fonds et de ressources pour améliorer la sécurité sociale et économique de tous et toutes. Le rapport établit une distinction entre les expériences uniques des Premières nations, des Inuits et des Métis et celles des personnes 2ELGBTQQIA autochtones.

Le rapport conclut que « ces atteintes et ces violations ont mené à un déni de la sécurité et de la dignité humaine ».

Recommandations d’envergure

Le rapport renferme 231 recommandations pour mettre fin à la violence envers les femmes et les filles autochtones et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones.

Parmi celles-ci, on trouve deux revendications clés de l’Association des femmes autochtones du Canada, appuyées par la campagne de la robe rouge : un plan d’action national pour mettre fin à la violence et la participation des peuples autochtones, y compris des familles et des survivantes, à l’élaboration et à la mise en œuvre du plan d’action.

Autres recommandations :

  • Mise en œuvre des instruments internationaux que le Canada a ratifiés.
  • Création d’un poste d’ombudsman national des droits des Autochtones et des droits de la personne et mise sur pied d’un tribunal national des droits des Autochtones et des droits de la personne.
  • Mise en œuvre d’un plan d’action national pour assurer un accès équitable à l’emploi, à l’eau potable, au logement, à l’éducation, à la sécurité et aux soins de santé.
  • Revenu garanti pour tous les peuples autochtones.
  • Mise en place d’un financement à long terme afin de promouvoir des programmes d’éducation et des campagnes de sensibilisation portant sur la prévention de la violence.
  • Reconnaissance des langues autochtones comme langues officielles pour qu’elles bénéficient du même statut et des mêmes protections que le français et l’anglais.
  • Réformes en profondeur du système de justice et des services de police pour veiller à ce que les incidents soient pris davantage au sérieux par la justice.
  • Congés payés et prestations d’invalidité prévus par la loi pour traiter les traumatismes des victimes de crimes et d’incidents traumatisants.
  • Intervention efficace dans les situations d’exploitation sexuelle, de traite de personnes et de violence.

Lors de la cérémonie, la commissaire Buller a appelé l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes à :

  1. Lire le rapport
  2. Dénoncer le racisme, le sexisme et la violence
  3. Exiger des comptes des gouvernements
  4. Participer au processus de décolonisation en apprenant la véritable histoire du Canada.

L’AFPC réclame aussi des actions

Pendant plus de dix ans, des militants et militantes et des membres de l’AFPC ont réclamé une véritable enquête sur la disparition et l’assassinat de plus de 1 200 femmes et filles autochtones depuis 1980. Nos membres peuvent être fiers du travail accompli pour rendre justice aux femmes et aux filles autochtones et aux personnes 2ELGBTQQIA autochtones.

L’AFPC examinera le rapport et ses recommandations et fournira plus d’information au cours des prochaines semaines.

Nous encourageons l’ensemble de nos membres et de la population canadienne à lire le rapport pour favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones au pays.

Lisez le rapport

Source: AFPC

 

Mois du patrimoine philippin

Mabuhay! (En tagalog, langue originaire des Philippines, mabuhay signifie « longue vie »)

Au début des années 1970, ma mère et ma tante ont immigré des Philippines au Canada, plus précisément à Winnipeg, au Manitoba, dans l’espoir de trouver un avenir meilleur. Née et élevée en tant que Canado-Philippine, je suis plus que bénie pour les sacrifices qu’elles ont consentis à l’égard de notre famille. Je suis sûre que beaucoup de gens au Canada peuvent comprendre l’histoire de ma famille.

L’immigration philippine a commencé tardivement par rapport à celle d’autres nationalités. En fait, les dossiers d’immigrants philippins au Canada remontent aux années 1930 et étaient peu nombreux. Dans les années 1990, l’immigration en provenance des Philippines a augmenté. Les possibilités de travailler en tant qu’aide familiale et aide familial résidant au Canada ont ouvert de nombreuses portes. En conséquence, un plus grand nombre d’immigrantes philippines et immigrants philippins ont commencé à s’installer dans les grandes villes canadiennes, telles que Toronto, Winnipeg et Vancouver.

Pour beaucoup de Philippines et Philippins, l’objectif était de faire venir au Canada les membres de leur famille immédiate. Une personne arrivait en tant que travailleuse ou travailleur temporaire, laissant derrière elle/lui son ou sa partenaire et ses enfants. La réunification avec sa famille au Canada avait lieu dès l’obtention du statut de résidente permanente ou résident permanent. Les Philippines et Philippins, ainsi que de nombreuses Canadiennes et nombreux Canadiens d’origine asiatique, contribuent grandement à l’économie du pays.

De nombreuses et nombreux membres de la communauté philippine ont profondément marqué la société canadienne. En 2012, le regretté Tobias Enverga, fils, a été le premier Philippin à être nommé sénateur au Canada. En tant que membre du Sénat, l’un de ses principaux objectifs a été de défendre les droits des personnes atteintes du syndrome de Down, dont était atteinte l’une de ses filles. Rey Pagtakhan, un autre Canado-Philippin a été élu au Parlement en 1988. Il a également occupé le poste de secrétaire d’État (Asie-Pacifique) entre 2001 et 2002. Aujourd’hui, de nombreux Philippines et Philippins au Canada continuent de façonner le caractère et le patrimoine du pays plus que jamais.

Le Mois du patrimoine philippin est en juin et dure tout au long du mois. Il a été proclamé au Canada le 30 octobre 2018 dans la Loi de 2017 sur le Mois du patrimoine philippin. Il est important de souligner que la proclamation du Mois du patrimoine philippin a été lancée par une pétition émanant de Paulina Corpuz de Toronto, en Ontario. D’un océan à l’autre, dans toutes les régions du Canada, je vous encourage, ainsi que votre famille, à assister à des événements, à participer à des activités, à goûter à différents plats philippins, à partager des histoires, à apprendre la langue et à célébrer les relations privilégiées entre les Philippines et Philippins, et le Canada.

Salamat! (En tagalog, langue originaire des Philippines, salamat signifie « merci »)

Jacqueline Nanali
Représentante régionale aux droits de la personne, Manitoba

La discrimination raciale : un poison mortel

Par Ralph Daguilh

Bonjour chères militantes et chers militants!

Aujourd’hui, le 21 mars, est la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Ces derniers jours, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à ce que le 21 mars signifie pour les personnes racialisées. J’ai réfléchi aux commentaires et aux politiques xénophobes du président des États-Unis. J’ai songé à la discrimination et à la sous-évaluation dont ont fait l’objet les joueurs de soccer franco-africains lors de la Coupe du monde de l’an dernier. J’ai même réfléchi aux réactions défavorables qu’a reçues Naomi Osaka lorsqu’elle a vaincu Serena Williams – quoi qu’il en soit, ma liste est interminable…

La discrimination raciale est très présente dans nos collectivités et nos milieux de travail. Je suis frustré par le fait que la discrimination raciale soit très subtile et ne puisse pas toujours être prouvée. Les victimes souffrent en silence! La discrimination raciale détruit le bien-être de la victime et donne des pouvoirs à l’agresseur; c’est un tueur silencieux qui peut avoir des conséquences à long terme sur la victime et son entourage.

En 2014, c’est avec douleur et tristesse que j’ai vu mon cher ami, John, une personne racialisée, être victime de discrimination raciale. Peu après avoir commencé à travailler dans son service, il était bien formé pour l’emploi. John avait réussi à obtenir un poste à l’issue d’un concours; par conséquent, il aurait dû obtenir l’emploi. Étonnamment, cela ne s’est jamais produit. Le poste a été attribué à une autre personne et John n’a reçu aucune explication valable! Notre section locale est intervenue, mais sans succès : la direction avait déjà pris sa décision. John a déposé un grief, mais il a perdu. On disait : « rien ne prouve qu’il a fait l’objet de discrimination raciale ». J’en suis toujours consterné aujourd’hui! Mon ami s’est-il vu refuser l’emploi en raison de la couleur de sa peau, de son accent ou de sa religion? Même si l’affaire s’est produite il y a un certain temps, je pense toujours aux conséquences émotionnelles que toute la situation a eues sur John, sa famille et ses amis. John doit occuper deux emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Par conséquent, il a non seulement moins de temps à consacrer à sa famille, mais il doit aussi partager son énergie et ses compétences entre deux emplois. C’est très blessant d’être victime de discrimination – je suis sûr que mon ami John n’est pas le seul à en faire l’expérience.

Le pire, c’est que les victimes de discrimination doivent encore trouver le courage et l’énergie, cinq jours par semaine, pour sourire devant leurs collègues et continuer de fournir un service de la plus grande qualité qui soit.

La discrimination raciale est un poison : elle rabaisse les personnes, perpétue les inégalités, nourrit la colère, la haine, l’amertume et la violence. Elle peut aussi entraîner toutes sortes de maladies et de problèmes de santé mentale.

Quant à mon ami, après avoir attendu patiemment pendant cinq ans qu’une occasion se présente dans son service, il a décidé de s’en créer une. Lentement, mais sûrement, il a suivi des cours en ligne pour se perfectionner et parfaire son éducation. Aujourd’hui, il détient son diplôme et plus encore!

Toutefois, ce n’est pas le meilleur moyen de lutter contre la discrimination raciale; mon ami a choisi cette avenue, parce qu’il a une très jeune famille à nourrir et une hypothèque à payer. Si vous faites face à de la discrimination raciale, gardez le cap, puisez des forces auprès de votre famille, de vos ami.es et de vos allié.es et ripostez!

Je sais que, ensemble, nous pouvons le faire! La voie à suivre pour remporter une bataille contre la discrimination raciale n’est pas facile : c’est comme escalader une grande montagne; le sommet semble inatteignable. Toutefois, n’abandonnez, ne cédez et ne vous taisez jamais!

Les études révèlent que les personnes racialisées sont embauchées à des postes de niveau d’entrée, et ce, malgré leurs qualifications et leurs études; 80 % d’entre elles restent à ce niveau d’entrée jusqu’à leur retraite. Elles sont sous-utilisées. Les membres racialisé.e.s représentent des chiffres ou des quotas que l’employeur doit atteindre.

Mes ami.e.s, la discrimination raciale ne va pas disparaître du jour au lendemain. À mon avis, on devrait parler tous les jours de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. La lutte contre le racisme et toutes les formes de discrimination est un pilier de la paix et de la cohésion sociale, particulièrement dans nos collectivités et nos milieux de travail de plus en plus diversifiés. Apprenons à vivre et à travailler ensemble!

Ralph Daguilh
Suppléant à la représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles du SEN

Sources:
http://www.un.org/fr/events/racialdiscriminationday/background.shtml

(en anglais seulement) https://gryphlife.uoguelph.ca/event/87491

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000247565

 

Journée internationale des femmes, le 8 mars – #ÉquilibrePourLeMieux

Le 8 mars est la Journée internationale des femmes. Le thème de cette année est #ÉquilibrePourLeMieux (#BalanceforBetter en anglais), qui promeut un monde plus équilibré entre les sexes, dans lequel les actions et les réalisations des femmes sont valorisées et reconnues.

Le Canada est loin d’être une société équilibrée du point de vue du genre. Cependant, quelques améliorations ont été apportées au cours des dernières années. Dans le secteur public fédéral, le gouvernement actuel a mis l’accent sur la parité hommes-femmes. Une partie du mandat du nouveau ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, dont les travailleuses et travailleurs sont des membres du SEN, est « la mise en œuvre de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) à l’échelle du gouvernement. » Il faudra des années avant que les différents ministères fédéraux adoptent pleinement cette approche en matière de politique publique et avant que nous puissions observer l’impact de l’ACS +.

Il reste également beaucoup de travail à faire sur le plan communautaire, où les femmes peuvent s’épanouir économiquement et occuper des postes de direction. Le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a récemment publié un rapport sur les disparités entre les sexes dans les 26 villes les plus peuplées du Canada (en anglais seulement). Se basant sur quatre critères, “sécurité économique”, “éducation”, “santé”, “leadership” et “sécurité”, ils ont classé les villes où vivent et travaillent de nombreux membres de la UNE. Les trois principales villes où l’écart entre les sexes est le plus faible sont:

1. Kingston, ON
2. St. John’s, NL
3. Victoria, C.-B.

Le mouvement syndical doit également réfléchir à la réalité d’un fossé persistant entre les sexes dans les rôles de leadership. Dans le cadre de la promotion des rôles de leadership des femmes au sein de notre syndicat, les délégué(e)s du SEN ont voté sur une résolution importante au congrès triennal de 2017. La première conférence des femmes du SEN aura lieu à l’automne 2019. Les femmes et militantes du SEN se réuniront pour partager des idées et des expériences, et apprendre les unes des autres afin de développer leurs compétences de leadership syndical.

Ensemble, en tant que militantes syndicales et militants syndicaux, les membres du SEN contribuent à bâtir des communautés inclusives et promeuvent l’égalité des sexes.

De nombreuses manifestations syndicales auront lieu le 8 mars. Participez à la Journée internationale des femmes dans votre communauté!