Handicaps invisibles

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Par June Dale

« C’est comment la vie avec des handicaps invisibles? »
« Tu as l’air fatigué. Tu n’as pas assez dormi la nuit passée? »
« Tu n’as pas fini de lire ça? Allez, continue! Je n’ai pas toute la journée. »
« Tu ne peux pas ouvrir le pot, par ici, donne-le-moi. »

Certains jours sont meilleurs que d’autres. Je peux me déplacer librement et avec un minimum de douleur, tandis que d’autres personnes souffrent d’anxiété ou de dépression.

Être debout pendant ce que je considère comme une longue période provoque des engourdissements aux jambes, qui deviennent douloureuses et qui commencent à enfler. Comme j’aimerais aller à un concert en plein air et être avec la foule pour apprécier la musique. Passer du temps parmi de grandes foules fait augmenter chez certaines personnes l’anxiété. Elles aimeraient aller à cette fête samedi soir. Mais elles passeront plutôt un autre samedi soir à la maison. Les gens me regardent comme si tout allait bien, alors que, en fait, je souffre physiquement.

Ensuite, bien sûr, il y a les médicaments. Trop nombreux à mon goût, mais c’est ce dont j’ai parfois besoin pour passer la journée. Si j’oublie de les prendre au bon moment, les répercussions sont étonnantes. Mon visage commence à faire mal. Ma vision devient floue. Ma réflexion s’embrouille. J’ai toujours une dose prête, dans mon sac ou dans mon tiroir de bureau.

Certaines personnes « ressemblent » au reste de la population. Personne ne saurait jamais que la personne a un handicap parce que celui-ci est invisible. La personne peut avoir du mal à lire ou à effectuer des calculs simples et des tâches de la vie quotidienne. Des tâches comme la dactylographie ou la rédaction d’un document pourraient se révéler une expérience douloureuse et épuisante. Il se peut que la personne s’efforce d’entendre la conversation autour d’elle ou les voix sont si fortes que cela fait mal d’écouter les autres.

À notre époque de technologie d’adaptation, de nombreuses personnes peuvent fonctionner dans un monde où la plupart peuvent s’acquitter des tâches quotidiennes. Cependant, certains endroits ne disposent pas de cette technologie, et ceux qui sont atteints de handicaps invisibles luttent à leur façon, au jour le jour.

J’ai déjà lu une histoire sur les cuillères, qu’on appelle la théorie des cuillères (anglais seulement). Je l’ai trouvée pertinente. Aujourd’hui, c’est une bonne journée pour moi. Mon souhait est que vous ayez également une bonne journée.

June Dale est la représentante régionale aux droits de la personne du Syndicat des employées et employés nationaux pour la région de la capitale nationale–Conseil du Trésor.

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