Journée mondiale de la justice sociale

En 1912, Helen Keller a envoyé un chèque pour appuyer les travailleuses du textile en grève à Little Falls, dans l’État de New York. Elle a conclu la lettre qui accompagnait le chèque par les mots suivants : « La justice sociale ne sera possible que lorsque la majorité des gens se sentiront responsables du bien-être des autres1 ».

Les syndicats militent depuis longtemps pour la justice sociale. Au sein de l’AFPC, le Fonds de justice sociale sert à promouvoir le rôle que peuvent jouer les membres de l’Alliance  pour créer des collectivités plus fortes, un meilleur pays et un monde plus juste et plus humain2.

Selon Louise Casselman, agente du Fonds de justice sociale de l’AFPC, le fonds permet d’éliminer certaines inégalités au pays et à l’étranger.

« Les syndicats ne sont pas là uniquement pour permettre aux travailleurs de gagner leur pain – ce qui est évidemment un rôle important –, ils font aussi de la sensibilisation et jouent un rôle actif au sein de la société », explique Louise Casselman.

Environ la moitié des fonds sont octroyés à des programmes au Canada.

« Nous appuyons par exemple des programmes d’alphabétisation au Nunavut, dans les Prairies et dans les régions de l’Atlantique. Actuellement, nous soutenons aussi des programmes d’alphabétisation pour les accidentés du travail en Ontario et pour les travailleurs immigrants dans la région de Montréal. »

Savoir lire et savoir écrire sont des compétences particulièrement importantes dans la société moderne. Selon l’Enquête internationale sur les compétences en lecture de 2005, une grande proportion des Canadiens qui affichent de moins bons résultats en matière d’alphabétisation étaient les immigrants ou des personnes dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français3.

La plupart des Canadiens qui ont de la difficulté à lire et à écrire gagnent moins de 25 000 $ par année4.

Le Fonds permet aussi de financer des programmes parascolaires pour les jeunes à risque et des refuges pour les victimes de violence familiale. Le syndicat a aussi créé un partenariat avec l’organisation Canada sans pauvreté pour exiger plus de logements sociaux convenables.

« Nous travaillons tous ensemble pour améliorer la vie des gens les plus marginalisés de la société », affirme Louise Casselman.

Elle ajoute que bon nombre de nos membres participent à ces programmes sur le terrain.

« C’est difficile, admet-elle. Les membres du syndicat travaillent toute la journée et, le soir, ils travaillent bénévolement pour leur section locale, leur conseil régional ou un comité des droits de la personne –tout ça à titre bénévole –, puis ils s’engagent au sein de leur collectivité. C’est beaucoup. »

« C’est très important de souligner leur travail, alors nous voulons remercier tous ces champions de la justice sociale au sein de notre syndicat. »


[1] Helen Keller et Davis John. Helen Keller: Rebel Lives. Saint Paul, MN : Consortium Book Sales and Distribution, 2003. Document imprimé.

[2] Énoncé de mission du Fonds de justice sociale de l’AFPC.

[3] Le Quotidien, 9 janvier 2008, Statistique Canada.

[4] Ibid.

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