Juin est le Mois national de l’histoire autochtone

Texte de Michael Freeman

En juin, le Canada célèbre le Mois national de l’histoire autochtone. Les peuples autochtones vivent et prospèrent depuis des milliers d’années sur le territoire qu’on appelle aujourd’hui l’Amérique du Nord. Bien sûr, certains essaient de remettre en question cette chronologie; mais notre histoire orale et nos connaissances traditionnelles constituent la seule preuve dont nous, les Autochtones, avons besoin.

Le Mois national de l’histoire autochtone est le moment de se souvenir, d’apprendre, de célébrer, de guérir, de grandir, de s’unir, de se réconcilier et d’espérer. C’est l’occasion pour les peuples partageant les mêmes valeurs de se rassembler. Dans l’unité, nous trouverons une nouvelle force.

D’un bout à l’autre du Canada, les peuples autochtones (expression qui désigne les Autochtones, les Métis et les Inuits) ont chacun leur propre histoire. Ce que chaque peuple a vécu et a connu est unique. L’histoire de ses peuples a été interrompue, embrouillée et à jamais altérée par l’arrivée des explorateurs et de tous ceux qui ont immigré sur leur terre. Cette coexistence difficile a été le fondement d’une relation fluctuante axée sur la confrontation dans les pires moments, sur la fierté et la célébration dans les meilleurs.

Vous pouvez explorer vous-même la riche histoire des peuples autochtones en faisant des recherches et en étudiant ce qui s’est passé. Assurez-vous de consulter autant des documents sur l’histoire que sur les traités, les politiques et la réconciliation. Il y a de nombreux auteurs autochtones modernes, et tout ce qu’ils ont écrit vous permettra de vous sentir connecté(e), de lire et d’apprendre pendant des semaines et des mois. Ne faites pas l’erreur de ne lire que des livres d’histoire écrits par des auteurs non autochtones; ce n’est pas ainsi que vous pourrez connaître l’histoire du point de vue des Autochtones.

La pandémie qui touche actuellement tous les aspects de notre société a entraîné le report ou l’annulation de bon nombre de rassemblements, de célébrations et de cérémonies en l’honneur et en reconnaissance de la riche histoire des peuples autochtones. La solution est donc de se tourner vers le monde virtuel et d’explorer les nombreux portails web accessibles.

Il est temps de nous défaire du racisme rampant dirigé au Canada contre les peuples autochtones. Vous devez faire partie de la solution, si ce n’est pas déjà fait : engagez-vous à comprendre la véritable relation entre les peuples autochtones et non autochtones et travaillez activement à l’améliorer. Vous devez voir plus loin que les cérémonies spectaculaires et les stéréotypes aveugles découlant de l’ignorance.

Faites preuve de curiosité et d’ouverture à l’apprentissage, à la connaissance et aux nouvelles idées. Et par-dessus tout, savourez l’expérience.

Michael Freeman est représentant national aux droits de la personne du Syndicat des employées et employés nationaux, membre de l’unité des négociations du groupe EB, président de la section locale 00128 du SEN et enseignant et rédacteur politique pour Services aux Autochtones Canada à la réserve des Six Nations, en Ontario.

L’AFPC-Prairies et le SEN exhortent le Musée canadien des droits de la personne à ne pas prolonger le mandat de M. Young à titre de PDG

Monsieur le Ministre,

Nous ne doutons pas que vous avez été mis au courant de la récente divulgation par d’anciennes employées d’anciens employés du Musée canadien des droits de la personne (MCDP) à Winnipeg qu’elles/ils ont été victimes de racisme et de harcèlement continus et systémiques lorsqu’elles/ils travaillaient dans cette institution.

En tant que syndicat représentant 160 membres employé.e.s au MCDP, cette révélation n’a été une surprise pour aucun.e d’entre nous. L’Exécutif syndical de notre section locale soulève la question de façon répétée depuis plusieurs années. Et récemment, parce que la direction n’a pas reconnu la situation ni pris de mesures, notre équipe de négociation a déposé une proposition de formation obligatoire de lutte contre le harcèlement et contre la discrimination pour tout le personnel. Preuve du refus de la direction de prendre cette affaire au sérieux, la proposition a été rejetée.

Récemment, en réponse à des reportages dans les médias, le PDG, John Young, a déclaré que le niveau de préoccupation exprimé sur les réseaux sociaux étonne de nombreuses personnes travaillant au Musée. Ce n’était aucunement une surprise pour la direction et en particulier le PDG.

La réponse de l’administration, savoir qu’elle ira à la rencontre du personnel et des bénévoles afin d’écouter leurs expériences et leurs préoccupations est, au mieux, une réponse faible qui ne montre pas que l’employeur prend position contre le racisme et le harcèlement dans un milieu de travail toxique.

Nous savons que le mandat de M. Young à titre de PDG viendra à échéance le 16 août 2020. Monsieur le ministre Guilbeault, pour le bien-être des employé.e.s et pour s’assurer que l’institution est en voie de restaurer sa crédibilité, nous vous exhortons à ne pas prolonger le mandat de M. Young à titre de PDG du MCDP.

Nous pouvons vous dire que les « discussions » avec le personnel à la suite des publications sur les médias sociaux n’étaient en aucune façon sincères, et le personnel ne pense absolument pas que l’équipe de gestion du MCDP, sous la direction de M. Young, comprenne le sérieux de la situation ou en soit consciente.

Le mandat officiel du MCDP est :

« […] d’explorer le thème des droits de la personne, en mettant un accent particulier sur le Canada, en vue d’accroître la compréhension du public à cet égard, de promouvoir le respect des autres et d’encourager la réflexion et le dialogue. »

Nos membres sont très dévoué.e.s et fier-ère.s de leur travail, mais estiment que ce qui se passe derrière des portes closes relève de l’hypocrisie par rapport au mandat. Malheureusement, au fil des ans, les employé.e.s ont choisi de partir tranquillement au lieu de s’exprimer publiquement afin de préserver l’intégrité de l’institution. Monsieur le Ministre Guilbeault, nous vous exhortons à ne pas prolonger le mandat de M. Young et à veiller à ce que tout candidat potentiel à une nomination à titre de président et chef de la direction ait les compétences requises pour que des mesures appropriées soient prises immédiatement afin que l’on puisse rétablir la confiance des employé.e.s et celle de la population canadienne.

Nous attendons votre réponse avec impatience.

Sincèrement,

Marianne Hladun
Vice-présidente exécutive régionale
Alliance de la fonction publique du Canada – Prairies

Kevin King
Président national
Syndicat des employées et employés nationaux

Exécutif de la section locale 50773 – AFPC

 

PDF icon Lettre à Ministre Guilbeault_MCDP (en anglais seulement)

Réflexions sur la Journée nationale des peuples autochtones

Par Lenora Maracle

Nous avons vu la réaction publique à l’injustice raciale et à la brutalité policière; nous devons reconnaître notre propre passé de colonialisme et les injustices qui ont eu lieu hier et qui ont lieu encore aujourd’hui. Des gens de toutes les collectivités du pays endurent une forme ou une autre de discrimination.

J’aimerais reconnaître toutes celles et ceux qui subissent les effets du racisme et toutes celles et ceux qui leur tendent la main. Nous sommes trop nombreuses et nombreux à éprouver de la souffrance et de la colère; les événements d’aujourd’hui ne peuvent laisser personne indifférent.

Je soutiens fermement les personnes noires, les Autochtones et les gens de couleur, la communauté LGBTQ2S+ ainsi que les personnes vivant avec un handicap ou toute forme de limitation. Je participerai à la lutte contre le racisme, l’oppression et la marginalisation.

Il a un an ce mois-ci était publié le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Nous honorons la mémoire des filles, des mères, des grand-mères, des tantes qui nous ont été enlevées, sans oublier les membres de la communauté LGBTQ2S+, et nous pensons aussi à celles et ceux qui restent, aux familles et aux collectivités dont la vie a irrémédiablement basculé.

La colonisation laisse sa marque sur les peuples autochtones, mais cette marque est souvent invisible aux yeux des Candiennes et Canadiens.

Il nous faut aujourd’hui expliquer tout cela à la société dans son ensemble, lui faire comprendre que les taux élevés de suicide et de toxicomanie découlent de traumatismes qui remontent à plusieurs générations déjà. Il faut aussi lui montrer que les langues, les cultures et les rituels autochtones existent encore, malgré ces traumatismes historiques.

Nous sommes un peuple résilient. La résilience, c’est cette force intérieure qui aide les gens à reprendre pied et à poursuivre leur chemin dans l’adversité. L’identité, les terres, la culture et l’histoire autochtones sont l’illustration même de la résilience.

La résilience est au cœur des collectivités autochtones.

Les Autochtones doivent se réapproprier leur culture traditionnelle, se définir de nouveau comme un peuple indissociable de son territoire et réaffirmer leur identité distincte. C’est cela, la décolonisation.

Nous devons aussi guérir de nos blessures. Pour cela, nous devrons apprendre à apprendre et entamer un voyage vers le bien-être, ce qui suppose de prendre soin de nous. Nous devons comprendre les forces de l’histoire qui ont façonné notre mode de vie actuel. Nous devons découvrir, nommer et transmettre le savoir, les valeurs et les modes de connaissance autochtones, tout en intégrant certaines façons de faire occidentales. Pour relever les défis de la société d’aujourd’hui, il nous faut appliquer et adapter le savoir, les valeurs et les modes de connaissance à la fois autochtones et occidentaux.

En langue mohawk, « Kanaronkwa » signifie « amour », c’est-à-dire un sentiment d’intense affection et de compassion pour autrui. C’est ce sentiment que j’éprouve pour mes frères et sœurs autochtones.

Onen

 

Lenora Maracle est représentante nationale de l’équité pour les peuples autochtones du SEN.

 

 

 

 

Message de la représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles

À la suite des événements récents, les images captées et diffusées dans le monde entier ont montré une tendance continue au racisme et aux atrocités commises contre les droits de la personne qui frappent sans cesse les Noires et Noirs. Une série d’événements tragiques ont culminé avec le meurtre de George Floyd. Et, bien que nous sachions que le Syndicat des employées et employés nationaux rejette le racisme sous toutes ses formes, nous comprenons que ces événements surviennent également à un moment où le monde éprouve un sentiment accru d’isolement, d’incertitude et de peur.

La représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles reconnaît l’importance de tendre la main et d’envoyer un message pour exprimer son soutien continu aux minorités visibles qui peuvent éprouver de l’indignation, de la peur et de la frustration, non seulement face aux événements récents, mais aussi en l’absence de mécanismes pour surmonter les obstacles et les préjugés systémiques qui alimentent les pratiques et les idéologies racistes, d’où la question primordiale du racisme et de ses répercussions permanentes auxquelles nous, gens de couleur, sommes confrontés quotidiennement.

Prenons ce moment pour inviter les dirigeantes et dirigeants, en particulier les dirigeantes et dirigeants syndicaux, à prendre la parole et à prendre contact avec vos Éléments, vos sections locales, vos régions et leurs représentantes et représentants ainsi qu’avec celles et ceux, parmi vos membres, qui s’identifient comme minorités visibles.

Le temps est venu et l’atmosphère est lourde d’agitation. Nous devons saisir cette occasion d’introspection et de réflexion et lutter contre les attitudes, les croyances et les obstacles systémiques qui continuent de nuire aux communautés noires et minoritaires.

Il est temps pour nous d’être mieux informé.e.s sur toutes les formes de racisme en élaborant des activités d’apprentissage sur la lutte contre le racisme et les préjugés inconscients et en y participant. C’est le moment de nous demander ce que nous pouvons faire en tant que dirigeantes et dirigeants, en tant que militantes et militants syndicaux, pour faire partie de la solution. Il faut agir maintenant : nous devons nous lever et devenir des allié.e.s, faire preuve de compassion et de respect envers nos membres qui pourraient être traumatisé.e.s par l’expérience et les réalités du racisme.

Les conversations doivent inclure des discussions sur la création d’espaces sûrs, sur le racisme et la discrimination, ainsi que sur les préjugés inconscients liés aux pratiques d’inclusion dans les rangs du syndicat, tout en plaidant pour un changement dans tous les services.

Dans le cadre de ces efforts, nos dirigeantes et dirigeants syndicaux doivent souligner que, en tant que collectif, nous sommes toutes et tous responsables de favoriser un milieu de travail inclusif, accessible, respectueux, équitable et sûr pour les personnes de toute race.

Nous n’avons plus la possibilité de nous bercer d’illusions, en proie à un faux sentiment de sécurité.

Nous ne pouvons plus rêver en couleurs.

Nous ne pouvons plus nous dérober sous prétexte que nous, notre pays, notre syndicat sommes à l’abri des événements et des incidents qui se déroulent au-delà de nos frontières.

Soyons solidaires, élevons nos voix collectives et travaillons à devenir des agentes et agents de changement dans la lutte contre le racisme envers les Noires et Noirs,  les Autochtones et contre toutes les formes de racisme.

Hayley Millington
Représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles

Mois de la Fierté

Chères/chers membres de la famille syndicale,

En tant que représentant national de l’équité pour les personnes LGBTQ2+, j’aimerais prendre quelques minutes pour vous parler de la communauté 2SLGBTQ+ et vous demander de la soutenir.

Juin est le Mois de la Fierté : les gens de la communauté se rassemblent pour célébrer les droits que nous avons acquis et lutter pour obtenir ceux que nous n’avons pas ou pour attirer l’attention sur les personnes qui ne bénéficient toujours pas des mêmes droits que toutes et tous. Les membres de la communauté s’efforcent de montrer qu’elles et ils sont vraiment en public, avec leur famille, leurs ami.e.s et surtout, entre elles et eux. Chaque personne ne voit pas la fierté de la même façon. Pour certaines personnes, cela évoque le Défilé de la fierté gaie ou des activités sociales qui réunissent les gens. Pour d’autres, cela signifie d’être en compagnie d’ami.e.s proches ou d’aller dans un bar, de faire du karaoké, de prendre la parole ou de prendre part à des spectacles sur scène, ou encore de faire des recherches en ligne pour en apprendre plus au sujet de leur identité. Les activités sont diversifiées et très personnelles.

À cause de la COVID, une grande partie des événements ont été annulés ou reportés. Cela peut être très difficile, puisque les célébrations sont ou ont été, par le passé, le seul moment où ces personnes peuvent montrer leur véritable identité dans un climat sécuritaire d’acceptation. Lorsqu’on regarde les bulletins de nouvelles, on voit partout l’oppression des groupes marginalisés partout, par exemple la présence du mouvement de fierté hétérosexuelle et les villes qui annoncent les unes après les autres qu’elles ne soutiendront pas la fierté. Il devient très difficile d’avoir la force nécessaire d’être qui nous sommes vraiment sans la communauté ou sans ce sentiment de soutien et d’acceptation. Pour certaines personnes, le fait d’être en compagnie de leur famille syndicale constitue le premier et le seul moment où elles se sentent suffisamment en sécurité pour se dévoiler elles-mêmes et, à l’heure actuelle, elles sont seules et elles ont besoin du soutien de la communauté plus que jamais.

Nous vivons toutes et tous jusqu’à présent une année 2020 très difficile. Avec la COVID, le confinement, la distanciation sociale, le télétravail ou le travail en petits groupes isolés, nous devons prendre le temps de tendre la main et de jouer un rôle actif dans nos collectivités. Certaines ete certains membres de la communauté 2SLGBTQ+ ont renoncé à leur cercle social ou familial pour vivre en étant elles-mêmes et eux-mêmes. Le seul soutien dont elles et ils bénéficient provient de leur communauté de travail ou de leur famille syndicale. En cette période difficile, ces personnes peuvent se sentir très seules et avoir besoin de compagnie pour discuter et partager ce qu’elles ressentent. Montrons-leur qu’elles font toujours partie d’une communauté, qu’elles nous manquent et qu’elles ne sont pas seules.

C’est aussi le moment d’en apprendre plus au sujet de la communauté et de la façon dont vous pouvez la soutenir. Informez-vous au sujet de l’acronyme 2SLGBTQ+, découvrez ce que signifie chaque lettre et les termes génériques qui y sont associés. Regardez un documentaire ou un film sur la communauté 2SLGBTQ+. Consultez votre centre de ressources sur la communauté 2SLGBTQ+ pour obtenir de l’information. Offrez votre soutien aux organisatrices et organisateurs d’un pow wow de personnes bispirituelles et participez-y. Militez, tendez la main, informez-vous et offrez votre soutien comme vous le pouvez.

Nous formons toutes et tous une famille et il arrive parfois que nous ayons simplement besoin de la présence et du soutien des membres de notre famille jusqu’à ce que nous soyons prêtes ou prêts, et que nous nous sentions à l’aise de montrer qui nous sommes vraiment.

Chris Little-Gagne
Représentant national de l’équité pour les personnes LGBTQ2+
Syndicat des employées et employés nationaux

Références: 

www.unfe.org

twosofttwohard.com (anglais seulement)

www.history.com/topics/gay-rights/the-stonewall-riots (anglais seulement)

www.cbc.ca/arts/the-fruit-machine-why-every-canadian-should-learn-about-this-country-s-gay-purge-1.4678718 (anglais seulement)

www.egale.ca (anglais seulement)

ilga.org

 

L’AFPC luttera toujours pour vaincre l’homophobie, la transphobie et la biphobie

Le 17 mai est la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. Pourquoi le 17 mai? Parce que c’est à cette date, en 1990, que l’Organisation mondiale de la santé a supprimé l’homosexualité de sa classification des troubles mentaux. L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) en profite aujourd’hui pour réitérer sa volonté de lutter contre l’oppression, la discrimination et le harcèlement auxquels fait face la communauté LGBTQ2+.

Cette année, la Journée a pour thème « Briser le silence » : prendre la parole, s’exprimer haut et fort, occuper sa place. Car les voix, les récits et les réalités des communautés LGBTQ2+ comptent!

La discrimination, la violence et le harcèlement continuent de marquer toutes les facettes de la vie des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers, non binaires et bispirituelles. La situation est encore plus difficile pour celles qui appartiennent aussi à d’autres communautés marginalisées, notamment celles des Noirs, des personnes racialisées, des immigrants, des personnes ayant un handicap et des Autochtones. L’AFPC est solidaire de ses membres LGBTQ2+ et travaille avec eux pour bannir l’homophobie, la transphobie et la biphobie des milieux de travail. Le syndicat se bat aussi pour des politiques et des programmes qui aideront à résoudre les problèmes suivants :

L’AFPC demeure déterminée à :

  • Lutter pour que la prophylaxie du VIH et les thérapies hormonales d’affirmation du genre soient assurées par les régimes de soins complémentaires
  • Préconiser l’ajout de toilettes neutres dans les milieux de travail
  • Aider les gens à devenir des alliés de la communauté LGBTQ2+ (consultez notre guide sur la création de milieux de travail accueillants pour les personnes trans)
  • Revendiquer l’ajout de la communauté LGBTQ2+ aux groupes désignés dans la Loi sur l’équité en matière d’emploi
  • Défendre les droits des travailleuses et travailleurs LGBTQ2+ à la table de négociation

C’est à nous tous qu’il revient de créer un environnement où les personnes LGBTQ2+ se sentent en sécurité et peuvent participer pleinement à la vie dans leur milieux de travail et leur collectivité sans avoir à compromettre leur identité. L’AFPC continuera à lutter pour éliminer les obstacles et réaliser l’équité et l’égalité, car les droits des LGBTQ2+ et les droits de la personne ne font qu’un.

Comprendre l’incidence de la COVID-19 sur la communauté asiatique

Mai est le Mois du patrimoine asiatique au Canada, une occasion de célébrer la contribution des personnes d’ascendance asiatique. Cette année, c’est aussi l’occasion de nous sensibiliser à certains des défis qu’elles doivent relever en matière de racisme dans le contexte de la pandémie mondiale.

Vague d’incidents racistes pour les Asiatiques de l’Est

Le racisme a ressurgi de plus belle au Canada avec l’arrivée de la pandémie de COVID-19, qui aurait émergé en Chine et servi de catalyseur.

Comme ce fut le cas lors de la crise du SRAS en 2003, le racisme anti-asiatique grimpe partout au Canada depuis l’émergence de la pandémie actuelle. Les personnes d’origine asiatique vivant au pays ont déclaré être victimes de harcèlement dans leurs communautés et leurs milieux de travail, que ce soit par des propos racistes, des agressions physiques ou du racisme à l’endroit du personnel de santé de première ligne, qui tente pourtant de sauver des vies.

Selon un sondage mené dans les trois principales villes du Canada, une personne sur cinq ne se sent pas en sécurité de s’asseoir à côté d’une personne asiatique dans l’autobus. Au Québec, la hausse des cas de harcèlement à l’endroit des personnes d’origine asiatique a incité la Commission des droits de la personne du Québec à faire la mise en garde suivante : « La lutte contre la pandémie ne doit servir de justification à aucune forme de discrimination. »

Récemment, c’est l’aspirant à la chefferie du Parti conservateur fédéral, le député Derek Sloan, qui a fait preuve de racisme en demandant publiquement si l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, d’origine asiatique, « travaillait pour la Chine » et non pour le Canada. De plus, il a exigé son renvoi au nom de la « souveraineté » du Canada. Le premier ministre n’a pas tardé à qualifier ces propos de racistes, mais le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, et d’autres aspirants à la chefferie ont refusé de le faire.

Afin de lutter contre le racisme anti-asiatique, le Conseil national sino-canadien pour la justice sociale a dû lancer la campagne Stop the Spread pour contrer la désinformation qui se répand sur Internet. Le Centre de recherche-action sur les relations raciales a lancé une campagne semblable.

L’AFPC appelle le gouvernement fédéral à accroître immédiatement son soutien, y compris par des investissements publics, aux initiatives de lutte contre le racisme anti-asiatique et à condamner rapidement tout acte de racisme envers les Asiatiques.

Sud-Asiatiques : risques financiers et pour la santé accrus découlant de la COVID-19

Les Sud-Asiatiques sont des personnes plus vulnérables à la COVID-19, car elles souffrent davantage de diabète, d’hypertension et de maladies cardiaques, ce qui les rend plus à risque de complications. De nombreux Asiatiques, dont les Sud-Asiatiques, vivent dans des ménages multigénérationnels, si bien que les personnes âgées sont plus à risque d’infection.

Tout comme les autres personnes racialisées, les personnes asiatiques sont surreprésentées dans les emplois précaires du secteur de la santé, du transport et des services. Elles sont donc en contact étroit avec le public durant la pandémie.

Malheureusement, le Canada ne recense aucune donnée selon la race pour les personnes testées positives à la COVID-19 ou qui en sont décédées. Les autorités sanitaires ont manifesté peu d’intérêt à recueillir et à publier de telles informations. En Ontario, le médecin hygiéniste en chef a écarté cette possibilité, malgré les pressions des différentes associations de santé publique. Pourtant, selon des recherches préliminaires émanant du Royaume-Uni, les Sud-Asiatiques et d’autres groupes minoritaires ont des taux de décès plus élevés à la COVID-19 que d’autres groupes.

Heureusement, le bureau de santé publique de Toronto a entrepris sa propre collecte de données durant la pandémie, y compris les données selon la race. Comme le mentionne le président du Bureau de santé de Toronto, Joe Cressy : « C’est absolument essentiel d’avoir un portrait détaillé afin de comprendre pleinement la COVID-19 et d’intervenir efficacement. Sans une ventilation des données selon la race, on ne peut réagir adéquatement. » [Notre traduction]

De plus, comme le marché de l’emploi s’effrite, de nombreux Sud-Asiatiques sont confrontés à une crise économique. Par exemple, un sondage national mené en avril 2020 par l’Association des études canadiennes révèle que les Sud-Asiatiques sont parmi les plus vulnérables financièrement en raison de la pandémie – perte de revenus et difficulté à payer le loyer et les factures.

L’AFPC demande à tous les gouvernements canadiens d’entamer rapidement la collecte de données agrégées selon la race afin de mieux comprendre l’incidence de la COVID-19 sur les communautés racialisées et de veiller à la mise en œuvre d’interventions adéquates.

Dénoncer et s’entraider

L’AFPC rappelle à tous ses membres, y compris ceux d’origine asiatique, qu’ils peuvent compter pleinement sur l’appui de leur syndicat lorsqu’ils sont victimes de racisme en milieu de travail. Elle les invite aussi à rester vigilants au travail et à dénoncer les opinions et les gestes racistes.

Mois du patrimoine asiatique – son origine

Différentes communautés du pays célèbrent le Mois du patrimoine asiatique depuis les années 1990. En décembre 2001, la sénatrice Vivienne Poy, une Canadienne accomplie d’origine asiatique, a présenté une motion au Sénat pour désigner le mois de mai Mois du patrimoine asiatique au Canada. En mai 2002, le gouvernement a créé officiellement cette célébration.

Le 17 avril – Journée de l’égalité au Canada

Chaque être humain se voit accorder les mêmes droits fondamentaux de la personne : le droit de vivre sans craindre la torture, le droit de vivre libre d’esclavage, le droit d’être propriétaire de biens, le droit à l’égalité et à la dignité et le droit de vivre libre de toute forme de discrimination, pour n’en nommer que quelques-uns.

Si tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, pourquoi luttons-nous encore contre la discrimination, le racisme, l’inégalité salariale et l’inégalité entre les sexes? Pourquoi nous battons-nous encore contre les inégalités sociales et économiques, qui sont profondément enracinées dans certaines collectivités du pays?

Devions-nous parler de la Journée de l’inégalité plutôt que de l’égalité? Voyons voir.

Demain marque la Journée de l’égalité au Canada. Tous les 17 avril, nous célébrons cette journée pour marquer l’entrée en vigueur des dispositions sur l’égalité dans la Charte canadienne des droits et libertés. La Charte a été signée le 17 avril 1982. Toutefois, l’article 15 de la Charte sur les droits à l’égalité et à la liberté pour toutes et tous sans discrimination a été mis en œuvre le 17 avril 1985, soit trois ans plus tard. La Charte canadienne des droits et libertés vise à protéger les droits fondamentaux de toutes les Canadiennes et tous les Canadiens. C’est plus facile à dire qu’à faire!

En réalité, même plusieurs décennies après ce grand pas en avant, nous parlons toujours d’inégalité entre les sexes au Canada : les femmes canadiennes connaissent encore une importante inégalité des revenus, en raison de l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. Par exemple, en 2017, les femmes gagnaient, en moyenne, entre 64 sous et 79 sous pour chaque dollar gagné par les hommes. L’écart de rémunération est encore plus important chez les femmes racialisées, les immigrantes et les travailleuses migrantes, les femmes autochtones, les femmes handicapées et les personnes de  la communauté LGBTQ2+.

Des recherches montrent aussi que l’écart entre les riches et les pauvres est de plus en plus grand au Canada. Malgré tout, après 35 ans, nous nous battons toujours contre la violence fondée sur le sexe faite aux filles et aux femmes, nous militons pour l’égalité des chances en milieu de travail et nous luttons contre toutes les formes de discrimination et de comportements racistes. En outre, certaines collectivités se battent toujours pour combler leurs besoins fondamentaux, comme l’accès à l’eau potable et aux soins médicaux, entre autres.

Oui, l’entrée en vigueur de l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés sur les droits à l’égalité a été un moment historique du Canada. Il s’agit de l’une des plus grandes réalisations de notre pays, et cela suscite l’admiration du monde entier! En tant que Canadienne, c’est l’une des choses dont je me vante fièrement. Toutefois, avons-nous atteint les objectifs en matière de droit à l’égalité et à la dignité? Non! Le travail se poursuit! Il faut l’admettre, il reste beaucoup d’efforts à faire au Canada avant que les droits à l’égalité soient pleinement respectés dans toutes les sphères de notre société, dans les milieux de travail et dans la collectivité en général.

Chers confrères, consœurs et camarades militantes et militants, aujourd’hui, le 17 avril, est la Journée de l’égalité au Canada. Célébrons! Toutefois, chaque jour devrait être la Journée de l’égalité, car tous les jours, nous luttons contre les inégalités généralisées qui nous touchent ou dont nous sommes témoins. C’est ainsi que nous réaffirmons notre engagement à l’égard de la Charte canadienne des droits et libertés.

Nous n’avons pas besoin d’une journée spéciale pour promouvoir ou défendre nos droits à l’égalité. Aujourd’hui, réfléchissons aux droits à l’égalité, à leur rôle dans notre société et à ce que nous pouvons faire pour promouvoir et protéger ces droits. En conclusion, c’est à nous de décider si le 17 avril est la Journée de l’égalité ou de l’inégalité au Canada. Bonne lecture!

Céline Ahodekon
Déléguée syndicale de la section locale 20278 du SEN & secrétaire, comité des droits de la personne, partie continentale, AFPC-C.-B.

Sources :

Journée internationale des femmes 2020

Et si nous commencions cette Journée internationale des femmes en décidant chacune d’être l’alliée des autres femmes? Et si nous décidions de nous soutenir les unes les autres, de nous rallier et de simplement faire preuve de gentillesse? Nous pourrions alors tenter de comprendre le parcours de chacune et le chemin que nous empruntons ensemble.

Les jeunes filles apprennent à être en compétition les unes contre les autres, mais, bien souvent, cette rivalité n’est pas saine. Alors, apprenons à compétitionner et à nous mettre au défi tout en étant des collègues et en nous réjouissant de la réussite des autres femmes, car elle ne signifie pas que nous avons échoué.

Apprenons à mettre sur pied des réseaux et des possibilités de mentorat pour aider les femmes à réussir. Trouvons des moyens de renforcer nos liens entre femmes afin que nous puissions partager nos connaissances et nos expériences, pour que cette information d’importance ne soit pas perdue. Créons des réseaux qui nous permettront d’emmagasiner l’information et d’y accéder afin de pouvoir soutenir les idées et les objectifs des femmes et élaborer de meilleures stratégies et de meilleurs plans. Nous devons nous tourner davantage vers l’avenir et établir des plans stratégiques pour l’atteinte de nos buts.

Nous sommes en 2020 et, oui, nous nous battons toujours pour le respect de droits fondamentaux! Nous nous battons pour que les victimes ne soient pas blâmées, nous faisons valoir que les vêtements ne sont rien de plus que des vêtements, que NON c’est NON, que le silence n’est pas un signe de consentement et que les femmes ne l’ont pas « cherché ». Oui, les femmes font toujours face à ces problèmes, et c’est pourquoi nous restons fortes et continuons de lutter!

Le slogan de la Journée internationale des femmes 2020 dit ce qui suit : « Nous sommes toutes une partie d’un tout. Chacun de nos actes et de nos comportements et chacune de nos conversations et de nos croyances peut avoir une incidence sur la société dans son ensemble. »

En 2020, levons-nous et montrons à la société qu’aujourd’hui cela est vrai pour toutes les femmes! Nous ne serons plus silencieuses, nous ne nous contenterons plus de demander ce à quoi nous avons droit, nous ferons savoir que nous sommes là pour porter ce message : Mesdames, sortez du rang. Sortez du rang et exigez l’égalité.

Diana Walker
Représentante nationale de l’équité pour les femmes du SEN

Mois de l’histoire des Noirs – Nos membres à l’honneur : Celine Ahodekon

Le 7 février 2020

Celine travaille à Parcs Canada comme animatrice-guide du patrimoine au lieu historique national du Fort-Langley. Son travail consiste à raconter aux visiteurs notre histoire commune, un sujet qui la passionne.

Celine est très présente au sein de son Élément et de sa section locale. Elle a occupé plusieurs charges syndicales, dont celles de membre de l’équipe de négociation de Parcs Canada et de représentante de l’équité pour les membres de minorités visibles du Syndicat des employées et employés nationaux. Elle a aussi fait partie du comité organisateur de la toute première conférence des membres raciaux visibles de l’AFPC-Colombie-Britannique. Elle s’investit dans son conseil régional de même que dans son comité régional des droits de la personne de l’AFPC, où elle s’emploie actuellement à organiser les festivités du Mois de l’histoire des Noirs qui se dérouleront à Abbotsford (C.-B.).

Nous lui avons demandé pourquoi le Mois de l’histoire des Noirs était important pour elle. Elle nous a répondu que « nous avons encore beaucoup de travail à faire afin de créer une société où tout le monde se sent égal. Le fait de consacrer un mois à l’histoire des Noirs est une façon de se remémorer ou de faire découvrir à d’autres la contribution des Noirs à l’économie, à la politique et à la vie sociale du Canada ».

Source: Site web de l’AFPC