Célébrons le Mois de l’histoire des Noirs

23 février 2021

Plein nord : Cap sur la LIBERTÉ

Selon une perspective historique

Nos peuples furent

Affligés de façon dramatique

Sans mélodrame ni émotions

Libertés limitées

Limites servant de fondations

À des murs déjà érigés

Et fortifiés

Bravant les dangers sur l’océan

Captifs et effrayés

Tandis que d’autres jonchent le plancher océanique

Vie fauchée, loin de tout

Cargaison humaine

Mise à l’étalage

Emballée et transportée

À la hâte, dans la nuit noire

Nous cheminons péniblement

Dans une vie stérile

Criminelle et inhumaine

Rêvant de nous évader

Guidés par les étoiles,

Sur des voies secrètes, clandestines

Refuges, sanctuaires, fanaux allumés

Plein nord : Cap sur la LIBERTÉ

Hayley Millington, représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles du SEN

Hayley Millington vous suggère également ces deux listes à explorer, l’une de lecture et l’autre, une liste de baladodiffusion de langue anglaise:

Lectures de prédilection

  1. Any known Blood, de Lawrence Hill
  2. The Skin We’re in, de Desmond Cole
  3. NoirEs sous surveillance, de Robyn Maynard
  4. Black Writers Matter – University of Regina Press
  5. La Pendaison d’Angélique, d’Afua Cooper
  6. Frying Plantain, de Zalika Benta
  7. The Book of Negroes, de Lawrence Hill
  8. Shame on me, de Tessa McWatt
  9. What We All Long For, de Dionne Brand
  10. La Ronde des esprits, de Nalo Hopkinson

Balados préférées

  1. Black Tea
  2. Colour Code
  3. Born and Raised
  4. The Secret Life of Canada
  5. Victory Speaks

Questionnaire sur le Mois de l’histoire des Noirs

9 février 2021

Alors que nous célébrons le Mois de l’histoire des Noirs, nous vous invitons à répondre à ce questionnaire de Hayley Millington, représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles du SEN, pour en savoir plus sur le legs des Afro-Canadiennes et Afro-Canadiens.

Question #1 : Le premier homme noir à avoir foulé le sol canadien était un homme libre. Vrai ou faux?

Réponse : Vrai. Il s’appelait Mathieu Da Costa, un homme libre embauché par des Européens pour agir comme interprète.

Question #2 : À quel endroit en Amérique du Nord britannique (ANB) est arrivé la première cargaison d’Africaines et d’Africains réduits en esclavage?

  • Jonestown
  • Jamestown
  • Georgetown
  • Trenchtown

Réponse : Le premier navire d’Africaines et d’Africains réduits en esclavage est arrivé à Jamestown.

Question #3 : Quel est le lien entre le père Paul Le Jeune et Olivier Le Jeune?

Réponse : Olivier Le Jeune est le premier Africain asservi de la Nouvelle-France. Olivier avait six ans lorsqu’il est arrivé en Nouvelle‑France et était la propriété de Sir David Kirke. Il a été éduqué par le père jésuite Paul Le Jeune. Le père Le Jeune a été son dernier propriétaire.

Question #4 : L’esclavage pour des raisons économiques était précisé dans quel code?

Réponse : Le Code Noir de Louis XIV permettait l’esclavage pour des raisons économiques.

Question #5 : Ce roi de France a permis aux colons de la Nouvelle-France de posséder des esclaves noir·e·s et des Panis, esclaves autochtones. Vrai ou faux?

Réponse : Vrai. Pour un complément d’information sur l’esclavage en Nouvelle‑France : Esclavage.

Question #6 : Cette esclave a mis le feu à la maison de son maître à Montréal et a détruit 50 maisons à Montréal. Elle a été torturée et pendue comme un exemple pratique pour toutes les Noires et tous les Noirs. Qui est-elle?

Réponse : Elle s’appelait Marie‑Joseph Angélique. Elle aurait incendié la maison de son maître à Montréal; environ 50 maisons ont été détruites.

Question #7 : Les esclaves fugitives/fugitifs ont fui au Canada par :

  • Autobus Greyhound
  • Via Rail
  • Chemin de fer souterrain
  • Cheval et boghei

Réponse : Le chemin de fer clandestin a été créé au début du 19e siècle par un groupe d’abolitionnistes installé·e·s principalement à Philadelphie, en Pennsylvanie. Le terme de chemin de fer clandestin a commencé à être utilisé dans les années 1830. C’était un réseau complexe et clandestin de personnes, de routes secrètes et de refuges.

Question #8: En quoi consistait le Statut impérial

A. Une statue d’un empereur

B. Une loi selon laquelle les esclaves n’avaient droit qu’à être nourri·e·s et vêtu·e·s

C. Une loi selon laquelle tout·e enfant né·e de parents esclaves devenait libre à 25 ans

D. Quiconque libérait un·e esclave devait s’assurer que cette personne allait pouvoir subvenir à ses besoins

E. A seulement

F. Toutes ces réponses

G. B et D

Réponse : G

Question #9 : Ce groupe de Noir·e·s a quitté Halifax pour s’installer dans quel pays africain?

Réponse : Les Loyalistes Noir·e·s ont conclu qu’elles/ils ne seraient jamais réellement libres. Alors, près de 1 200 d’entre elles/eux ont quitté Halifax pour s’établir en Sierra Leone.

Question#10 : Les Canadien·ne·sdu Haut-Canada ont été estomaqué·e·s lorsque Chloe Cooley, une esclave de Queenstown, a été battue et ligotée par son propriétaire et transportée de l’autre côté de la rivière Niagara pour être vendue aux États-Unis. Cet incident a convaincu le lieutenant-gouverneur Simcoe de la nécessité d’abolir l’esclavage. Vrai ou faux?

Réponse : Vrai. Les Canadien·ne·s du Haut‑Canada ont été estomaqué·e·s lorsque Chloë Cooley, une jeune esclave de Queenstown a été battue, ligotée et transportée de l’autre côté de la rivière Niagara River pour être vendue aux États‑Unis. La loi britannique ne permettait pas d’intenter des poursuites et l’incident a convaincu le lieutenant‑gouverneur Simcoe du besoin d’abolir l’esclavage. La Loi visant à restreindre l’esclavage dans le Haut‑Canada a été promulguée en 1793.

Question #11 : Qui étaient les Marrons et où se sont-elles/ils installé·e·s au Canada?

Réponse : Un groupe de 600 combattant·e·s de la liberté sont débarqué·e·s à Halifax en 1796. Ces immigrant·e·s étaient les Maroons provenant de la communauté jamaïcaine d’esclaves évadé·e·s qui avaient protégé leur liberté pendant plus d’un siècle, repoussant de nombreuses tentatives pour en faire des esclaves à nouveau.

Question #12 : L’esclavage a été aboli partout dans l’ANB en 1834 et, en 1793, le Haut-Canada (maintenant l’Ontario) a adopté la Loi anti-esclavage. Vrai ou faux?

Réponse : Vrai. L’esclavage a été aboli dans l’ensemble des colonies britanniques lors du décret de la Loi impériale, appelée la Loi anti-esclavage, qui est entrée en vigueur en août 1834.

Mois de l’histoire des Noirs

1er février 2021

Au cours du mois de février, les Canadiennes et Canadiens sont invités à participer aux activités et événements du Mois de l’histoire des Noirs (MHN) qui honorent et reconnaissent l’héritage des Canadiennes et Canadiens noirs, d’hier à aujourd’hui.

Pour 2021, à l’approche de février, l’accent est mis sur le thème l’histoire des Noirs compte : écouter, apprendre, partager et agir, qui reconnaît l’héritage important des personnes d’ascendance africaine et l’histoire de longue date dans le développement du Canada.

Le mois de février marque le moment pour les Canadiennes et Canadiens de célébrer les nombreuses réalisations et contributions des Canadiennes et Canadiens noirs qui, tout au long de l’histoire, ont contribué à la riche mosaïque du Canada.

Il est important de faire savoir que les personnes d’ascendance africaine ont contribué à façonner le patrimoine et l’identité du Canada depuis l’arrivée de Mathieu Da Costa, un Noir libre qui a agi à titre de navigateur et d’interprète pour les Européens à l’époque, au début des années 1600.

Plus particulièrement, le rôle des personnes d’ascendance africaine au Canada n’a pas toujours été mis en évidence dans le paysage historique du Canada. À ce titre, nous voyons peu de mention des loyalistes qui sont venus ici après la Révolution américaine, qui se sont installés dans les Maritimes et qui étaient des personnes d’origine africaine. En outre, on a peu parlé du patriotisme des soldats d’origine africaine et des sacrifices qu’ils ont consentis en temps de guerre dès la guerre de 1812.

Étonnamment, peu de Canadiennes et de Canadiens sont conscients du fait que les Africaines et Africains étaient autrefois réduits en esclavage dans le territoire que l’on appelle maintenant le Canada. De plus, ils ne savent pas que ceux qui ont combattu l’esclavage ont également contribué à jeter les bases de la société diversifiée et inclusive qu’est le Canada.

Le Mois de l’histoire des Noirs est l’occasion d’en apprendre davantage sur ces histoires canadiennes et sur les nombreuses autres contributions importantes des Canadiennes et Canadiens noirs à l’établissement, à la croissance et à l’essor du Canada, ainsi que sur la diversité des communautés noires au Canada et leur importance pour l’histoire du pays.

La commémoration du Mois de l’histoire des Noirs remonte à 1926, lorsque l’historien afro-américain formé à Harvard, Carter G. Woodson, a proposé de réserver une période consacrée à honorer les réalisations des Afro-Américaines et Afro-Américains et à sensibiliser davantage à l’histoire des Noirs aux États-Unis. Cela a mené à la création de la Semaine de l’histoire des Noirs en 1926. Les célébrations de l’histoire des Noirs ont également commencé au Canada peu de temps après. Au début des années 1970, la semaine est devenue la Semaine de l’histoire des Noirs, puis le Mois de l’histoire des Noirs en 1976.

En décembre 1995, la Chambre des communes a officiellement reconnu le mois de février comme le Mois de l’histoire des Noirs au Canada à la suite d’une motion présentée par la première Canadienne noire élue au Parlement, l’honorable Jean Augustine. La motion a été adoptée à l’unanimité par la Chambre des communes.

En février 2008, le sénateur Donald Oliver, premier homme noir nommé au Sénat, a présenté la Motion visant à reconnaître les contributions de la population noire canadienne et le mois de février comme le Mois de l’histoire des Noirs. La motion a été approuvée et adoptée à l’unanimité le 4 mars 2008. L’adoption de cette motion a conclu la position parlementaire du Canada sur le Mois de l’histoire des Noirs.

Cela dit, je vous encourage à prendre le temps de vous plonger dans l’histoire des personnes d’ascendance africaine… L’histoire des Noirs compte.

Hayley Millington
Représentante nationale de l’équité pour les membres de minorités visibles du SEN

Améliorons l’accessibilité dans la fonction publique fédérale

22 janvier 2021

Nos membres nous ont dit que le manque d’accessibilité et de mesures d’adaptation dans la fonction publique fédérale crée d’importants obstacles à leur pleine participation au travail. Malgré les progrès réalisés grâce aux griefs et au militantisme, nous avons beaucoup de travail à faire pour créer des milieux de travail complètement inclusifs.

L’Université Carleton mène une étude sur ces obstacles et sur les soutiens offerts aux personnes ayant un handicap dans le but de leur faciliter l’accès à l’emploi dans la fonction publique fédérale. 

Vous avez un handicap et vous êtes fonctionnaire ou avez déjà postulé à un emploi dans la fonction publique? Participez à cette l’étude, intitulée « Transitions de carrière et accessibilité dans la fonction publique fédérale ».

Nous encourageons tous les membres de l’AFPC ayant un handicap à le faire.

Comment s’y prendre

Vous pouvez répondre à un sondage, passer une entrevue ou bien faire les deux!

  1. Répondez au sondage anonyme en ligne
  2. Inscrivez-vous à l’entrevue virtuelle avec l’équipe de recherche
    • Vous pouvez aussi vous prendre rendez-vous par téléphone au 613-520-2600, p. 7310.
    • L’entrevue se fera par téléphone ou par Zoom. Vos commentaires seront enregistrés seulement avec votre consentement. Vous pouvez demander des mesures d’adaptation au besoin.

La date limite pour participer à l’étude est le 31 mars 2021. Les chercheurs publieront leur rapport d’ici la fin de l’année et le transmettront à l’AFPC et au gouvernement fédéral.

Pour plus de renseignements, communiquez avec Mirvat Sanaallah, l’agente du projet à l’Université Carleton.

Source : Améliorons l’accessibilité dans la fonction publique fédérale | Alliance de la Fonction publique du Canada (syndicatafpc.ca)

Journée internationale des droits de la personne : contrer les effets de la COVID-19 sur les communautés marginalisées

10 décembre 2020

La Journée internationale des droits de la personne est l’occasion de réaffirmer notre engagement envers les droits de la personne, ici et ailleurs dans le monde. 

Il y a soixante-douze ans, le 10 décembre 1948, les Nations Unies adoptaient la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document révolutionnaire à l’époque.  

Le monde sortait tout juste d’une guerre sans merci ayant tué 75 millions de personnes. Les gens et les travailleurs réclamaient un avenir meilleur. Ils voulaient la paix. Ils voulaient des emplois. Et ils voulaient mettre fin à toutes les formes de discrimination. Ils savaient que la paix passait par l’équité et la justice. Les nations puissantes du monde entier n’ont eu d’autre choix que de réagir. 

Depuis neuf mois, nous sommes au cœur d’une autre catastrophe mondiale. Au Canada, les communautés marginalisées sont le plus durement touchées par la pandémie : les personnes ayant un handicap, les Autochtones, les communautés noires et racialisées, les aînés, les femmes, les LGBTQ2+ ainsi que les personnes à faible revenu, sans emploi ou sans abri.  

La pandémie a levé le voile sur des iniquités bien ancrées comme les violences policières disproportionnées envers les personnes noires et autochtones. Les travailleuses et travailleurs noirs et racialisés ainsi que les femmes et les personnes ayant un handicap ont souffert le plus de cette crise. Ces personnes occupent en grande partie les emplois de première ligne, à faible salaire et à risque. Ce sont davantage les femmes que les hommes qui ont dû quitter leur emploi ou réduire leurs heures de travail pour prendre soin des enfants et des aînés. 

Alors que nous commençons peu à peu à nous remettre des ravages de cette pandémie, nous devons nous aussi exiger un monde meilleur et nous mobiliser pour les changements souhaités. La pandémie a levé le voile sur les inégalités systémiques de longue date au pays. Nous devons aplanir ces inégalités. 

C’est pourquoi le gouvernement fédéral doit : 

  • tenir sa promesse de créer un réseau pancanadien de services de garde universels, abordables et de qualité; 
  • protéger les aînés et les plus vulnérables en veillant à ce que les profits dans les soins de longue durée ne fassent pas partie de l’équation; 
  • faire des avancées concrètes et veiller au financement de ses promesses en vue d’accroître la diversité et l’inclusion dans les milieux de travail et d’éliminer le racisme systémique partout au Canada; 
  • assurer la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. 

La relance équitable post-pandémie sera la priorité de l’AFPC. 

Source : Journée internationale des droits de la personne : contrer les effets de la COVID-19 sur les communautés marginalisées | Alliance de la Fonction publique du Canada (syndicatafpc.ca)

L’AFPC appuie les fonctionnaires noirs dans leur recours collectif

4 décembre 2020

L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) appuie l’action en justice menée par près de 30 000 fonctionnaires (actuels et anciens) qui s’identifient comme noirs, caraïbéens ou de descendance africaine. L’AFPC veut agir à titre d’intervenant dans le recours collectif déposé contre le gouvernement du Canada par les fonctionnaires noirs, qui sont victimes de pratiques discriminatoires en matière d’embauche et de promotion.

Le racisme anti-noir est répandu dans la société canadienne, et la fonction publique fédérale n’y échappe pas. Plusieurs de nos membres noirs souffrent depuis trop longtemps d’être limités dans leur parcours professionnel et sous-représentés dans les rangs des gestionnaires et des cadres au sein de la fonction publique fédérale. 

L’argument au cœur du recours collectif déposé devant la Cour fédérale du Canada (en anglais) est que l’exclusion des fonctionnaires noirs a entraîné des torts économiques et psychologiques pour des milliers de fonctionnaires depuis les années 1970. La partie plaignante demande au gouvernement fédéral de mettre en œuvre un plan pour réellement diversifier la fonction publique fédérale et de verser un dédommagement aux dizaines de milliers de fonctionnaires noirs.

Le soutien de l’AFPC à ce recours collectif s’inscrit dans sa lutte continue contre le racisme anti-noir.

« La fonction publique canadienne se présente comme “une organisation non partisane, fondée sur le mérite et représentative, au service de tous les Canadiens” », signale Chris Aylward, président national de l’AFPC. « C’est un principe très honorable, mais pour bien des Canadiens et des Canadiennes, surtout noirs, la réalité est complètement différente. Le gouvernement doit faire ce qui est nécessaire pour réparer ces injustices et veiller à ce qu’elles s’arrêtent. »

L’AFPC reprend les appels de nos membres noirs. Le gouvernement fédéral doit éliminer les obstacles systémiques dans ses pratiques de ressources humaines. Il doit passer à l’action pour améliorer la diversité et l’inclusion, surtout au niveau de la direction. Le gouvernement doit écouter les travailleuses et travailleurs noirs et suivre leurs directives pour réparer cette injustice flagrante.

Le gouvernement fédéral a reconnu que le racisme systémique est répandu dans la société canadienne et au sein des institutions gouvernementales. Si le gouvernement veut réellement éliminer le racisme systémique, il doit commencer par ses propres pratiques d’embauche et de promotion. La fonction publique canadienne est plus forte et mieux servie lorsqu’elle est composée de fonctionnaires ayant différents points de vue et expériences de vie.

Source : L’AFPC appuie les fonctionnaires noirs dans leur recours collectif | Alliance de la Fonction publique du Canada (syndicatafpc.ca)

Éliminer la violence fondée sur le sexe : l’AFPC renouvelle son engagement

4 décembre 2020

En cette de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, l’AFPC honore la mémoire des quatorze jeunes femmes qui ont été tuées à l’École Polytechnique, le 6 décembre 1989, juste parce qu’elles étaient des femmes. De plus, l’AFPC réaffirme son engagement à mettre fin à toutes les formes de violence fondée sur le sexe.

En ce 6 décembre, nous commémorons :

Geneviève Bergeron

Hélène Colgan

Nathalie Croteau

Barbara Daigneault

Anne-Marie Edward

Maud Haviernick

Barbara Klucznik Widajewicz

Maryse Laganière

Maryse Leclair

Anne-Marie Lemay

Sonia Pelletier

Michèle Richard

Annie St-Arneault

Annie Turcotte

Actuellement au Canada :

  • chaque année, 75 000 femmes et enfants doivent se réfugier dans des refuges pour échapper à la violence ou à de mauvais traitements;
  • le taux d’homicide est sept fois plus élevé chez les femmes et les filles autochtones que chez les autres femmes et les filles;
  • les immigrantes sont plus vulnérables à la violence familiale, notamment en raison de leur dépendance économique, des barrières linguistiques et de leur manque de connaissance des ressources existant dans la communauté;
  • les femmes transgenres sont presque deux fois plus à risque d’être victimes de violence que les femmes cisgenres;
  • les femmes vivant avec une déficience physique ou cognitive subissent deux à trois fois plus souvent de la violence que les femmes vivant sans handicap.

La COVID-19 ne facilite pas la lutte contre la violence fondée sur le sexe. La perte d’emploi, l’insécurité alimentaire ou la peur de contracter le virus sont autant de facteurs qui peuvent déclencher la violence familiale. De plus, l’isolement social et les quarantaines limitent l’accès aux refuges ou aux centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle. Les femmes qui vivent dans les régions rurales, éloignées et nordiques ainsi que les immigrantes, les réfugiées et les Autochtones restent les plus vulnérables, et la pandémie les isole plus que jamais.

Ces risques amplifiés par la pandémie imposent des actions immédiates. Ainsi, l’AFPC exhorte tous les ordres de gouvernement à :

  • majorer le financement d’urgence offert aux refuges pour femmes et aux centres d’aide aux victimes d’agressions sexuelles, et à trouver des moyens de faciliter l’accès aux services malgré les mesures de distanciation physique;
  • collaborer avec les établissements de santé et les organismes communautaires pour recenser rapidement les ressources locales disponibles;
  • prévoir des services essentiels de lutte contre la violence faite aux femmes dans leur plan d’intervention pour répondre à la COVID-19.

L’AFPC poursuit son travail de prévention de la violence faite aux femmes. Une victoire acquise récemment fait notre fierté : le congé payé de 10 jours pour les victimes de violence familiale désormais inclus dans toutes les conventions collectives du gouvernement fédéral. Grâce à ce congé, les victimes pourront commencer à bénéficier du soutien dont elles ont besoin. Nous continuons aussi à faire pression sur les gouvernements pour qu’ils mettent en œuvre toutes les recommandations du rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, et qu’ils éliminent les obstacles à l’accès au soutien juridique et aux services de counseling dont ont besoin les femmes victimes de violence.

L’AFPC invite tous ses membres à participer aux 16 jours d’action contre la violence faite aux femmes, du 25 novembre au 10 décembre, en prenant des mesures pour en éliminer les causes profondes.

Source : Éliminer la violence fondée sur le sexe : l’AFPC renouvelle son engagement | Alliance de la Fonction publique du Canada (syndicatafpc.ca)

Journée internationale des personnes handicapées : N’oubliez pas de vous souvenir

3 décembre 2020

Les personnes avec un handicap sont souvent les personnes plus résilientes et les plus déterminées que je connaisse. Rien ne semble pouvoir les démonter; un obstacle est un défi pouvant être relevé. Il n’y a rien d’insurmontable. Pour certaines personnes, les aléas de la vie semblent prendre toute la place. Ils semblent invalidants. Mais pour une personne avec un handicap, il y a toujours une façon de s’en sortir.

Il faut qu’il y en ait une.

Il n’y a pas d’autre choix.

Il faut simplement trouver la solution.

Et c’est ce que nous faisons.

Malgré tout, pour certaines personnes, cette force et cette résilience ne sont qu’un masque qu’elles tiennent solidement devant les gens. Étrangement, elles croient que cette force et cette résilience sont ce que les gens veulent voir ou même doivent voir pour continuer à vivre leur vie sans avoir une seconde pensée — parfois même une seule pensée — pour le bien‑être des autres.

Disons‑le franchement : pourquoi le feraient-ils?

Tout semble bien aller.

Tout a l’air de bien aller.

Mais parfois, « les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être ».

En raison d’un certain instinct d’autodéfense, d’un certain instinct égoïste d’autoprotection, les gens acceptent ce masque, même si, derrière le masque, les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être.

La vérité, c’est que vivre avec un handicap est épuisant. Cela nous met à part des autres. Les petites choses qui semblent insignifiantes finissent par former une montagne. Nous ratons des occasions, nous fuyons des situations, et cela ne fait que nous enfermer dans notre solitude. Les personnes avec un handicap font parfois tout pour les bonnes raisons, mais n’obtiennent pas les bons résultats.

N’oubliez pas de vous souvenir.

Assurez-vous que les gens qui vous entourent vont bien – tous les gens, les personnes avec un handicap comme les autres.

Nouez des liens, ouvrez votre cœur.

Respectez le masque, mais essayez de voir au‑delà; laissez le bien‑être vous guider.

Faites partie de la vie des personnes épuisées et seules. Aidez‑les à rester résilientes et fortes.

Par Michael Freeman

Représentant national de l’équité pour les personnes handicapées du SEN

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

25 novembre 2020

Le 25 novembre 2020 est la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Pourquoi est-ce important, se demanderont beaucoup? Voici quelques faits fournis par les Nations Unies.

  • Des chiffres alarmants : Une femme sur trois a été subi des violences physiques ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
  • Seulement 52 % des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l’utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
  • Près de 750 millions de femmes et de filles dans le monde étaient mariées avant leur 18e anniversaire. Plus de 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation génitale féminine (MGF).
  • Une femme sur deux tuée dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2017, tandis que seulement un homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires.
  • 71 % de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d’entre elles sont exploitées sexuellement.
  • La violence à l’égard des femmes est une cause de décès et d’incapacité chez les femmes en âge de procréer aussi grave que le cancer et une plus grande cause de mauvaise santé que les accidents de la circulation et le paludisme réunis.

Nous sommes en 2020, et ce sont des faits auxquels les femmes sont encore confrontées quotidiennement. Nous avons toutes et tous un rôle à jouer pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe envers les femmes, les filles et les personnes LGBTQ2+. Il est temps de se joindre aux discussions embarrassantes sur ce qu’est la violence à l’égard des femmes et sur la façon de faire partie de la solution.

Devenir une personne alliée des femmes!

  • Écouter : faites preuve d’ouverture pour apprendre des expériences des autres.
  • Croire : appuyez les personnes survivantes et celles touchées par la violence.
  • Dénoncer : ajoutez votre voix aux dénonciations de la violence.
  • Intervenir : trouvez des moyens sécuritaires pour offrir de l’aide lorsque vous êtes témoin d’actes de violence fondée sur le sexe.
  • Agir : donnez de votre temps aux organismes qui œuvrent à l’éradication de la violence.

Nous devons commencer quelque part, et c’est tout ce qui me passionne, non seulement parce que je suis une femme, PARCE QUE je suis une femme. Aucune femme ne devrait se sentir impuissante, JAMAIS! Nous ne sommes pas le sexe faible. Nous sommes tout aussi puissantes que les hommes de différentes manières!

LES FEMMES AUTONOMISÉES AUTONOMISENT LES FEMMES!

Aucune femme ne devrait jamais se sentir impuissante! J’ai grandi en me disant que j’étais forte, intelligente, belle et que je pouvais être tout ce que je voulais, et je ne possédais que mon corps. Écoutez votre instinct, il ne vous ment jamais. J’ai eu de la chance. Je suis sûre que je me suis mise dans des situations où je n’aurais pas dû être. Je n’ai jamais été une survivante de la violence; j’ai eu de la chance.

Comme toutes les autres femmes, j’ai eu de l’attention, et on m’a dit des choses qu’on n’aurait jamais dû me dire tandis que je grandissais. Ne pas savoir comment le gérer ou ne pas savoir quoi dire ou faire. Se faire dire que c’est simplement l’époque qui veut ça ou ça fait juste partie du travail. J’ai travaillé comme serveuse dans un bar, tout cela contribuait à l’importance des pourboires que je touchais.

Il y a quelque temps, un de mes amis m’a montré une photo d’une femme tenant une pancarte sur laquelle on pouvait voir une phrase barrée et une autre en dessous. La phrase en dessous était puissante et vraie!

Elle a été violée.

Il l’a violée.

Cette pancarte a changé ma façon de percevoir les mots que nous disons et la façon dont nous les voyons. Ce qu’ils disent sont des outils puissants dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes. J’ai cherché plus d’exemples et j’en ai trouvé beaucoup d’autres.

Nous avons tous entendu le dicton « Les bâtons et les pierres peuvent te briser les os, mais les mots ne peuvent pas te faire de mal ». Ce n’est pas vrai. Lorsque ces déclarations sont ce que vous voyez et ce que vous entendez, la société les croit et les transmet, et cela devient la norme. Commençons par rompre ce cycle.

Voici encore quelques choses que nous devons changer :

Éduquer nos fils.

Se battre pour notre sécurité jusqu’à ce que nous l’obtenions!

Rien de tel; une femme mineure est une enfant. Les enfants ne peuvent pas donner leur consentement. Les femmes sont VIOLÉES, des victimes de viol, des victimes d’agression sexuelle, des SURVIVANTES d’agression sexuelle!

C’est un terme équivoque poli pour le viol, et les violeurs ne méritent pas la politesse. Les victimes méritent d’être validées pour ce qu’elles ont vécu.

Les violeurs seront tenus responsables de leurs actes (tout comme les filles). Il n’y a pas d’excuse qui tienne!

Diana Walker

Représentante nationale de l’équité pour les femmes du SEN

Journée du souvenir trans : la COVID-19 pèse lourd sur les personnes trans et non binaires, surtout si elles sont racialisées

20 novembre 2020

Aujourd’hui, nous commémorons les personnes trans, bispirituelles, non binaires et de genre non conforme victimes de transphobie qui ont perdu la vie. Le 20 novembre est la Journée du souvenir trans, créée en 1999 par la militante trans Gwendolyn Ann Smith. Cette dernière a organisé une vigile en mémoire de Rita Hester, une femme trans assassinée en 1998. En ce jour, l’AFPC pleure la perte des personnes trans, des partenaires aimants, des parents, des proches et des membres de la communauté.

Bien qu’il y ait eu de nombreux gains récemment pour l’inclusion des personnes trans au Canada, ces personnes, surtout les transféminines racialisées, continuent d’être touchées de manière disproportionnée par la violence fondée sur le genre. La pandémie de COVID-19 n’a fait qu’accentuer la discrimination et les inégalités auxquelles ces personnes sont confrontées.

La COVID-19 et ses effets sur les personnes trans

La pandémie est une période difficile pour tous, mais les personnes trans et non binaires sont frappées encore plus durement. L’accès aux thérapies hormonales et aux chirurgies d’affirmation du genre est particulièrement difficile. Comme de nombreuses personnes trans et non binaires sont plus susceptibles d’occuper un emploi précaire, elles ont également subi une perte de revenus et de sécurité d’emploi.

Selon un sondage mené avant la pandémie, 12 % des répondants ont dit éviter d’aller aux urgences parce qu’ils/elles/iels étaient trans ou non binaires. La discrimination et ces obstacles préexistants en matière de santé sont aggravés par la pandémie de COVID-19.

Les personnes trans et non binaires sont également exposées à davantage de violence à la maison en raison du confinement. De plus, les mesures de distanciation sociale ont eu des effets néfastes sur la santé mentale de bon nombre d’entre elles.

Personnes trans et non binaires racialisées

Les études montrent que les personnes trans et non binaires au Canada sont confrontées à plus de défis et de discrimination. En 2019, Trans Pulse Canada a réalisé un sondage auprès de 2873 personnes trans et non binaires au pays. Les répondants racialisés ont fait état de niveaux plus élevés de discrimination, de violence et d’agression que les répondants non racialisés; 73 % se méfiaient des services de police et s’attendaient à être traités injustement par le système juridique. Près de trois répondants sur quatre ont été victimes de harcèlement verbal au cours des cinq dernières années.

Beaucoup de personnes trans noires ont l’impression d’être ciblées et harcelées par la police de manière disproportionnée.

Le décès récent de Coco, une femme trans noire de 30 ans vivant à Toronto (en anglais seulement), alors qu’elle était détenue par le service de police, nous rappelle brutalement les risques auxquels sont exposées régulièrement les femmes trans racialisées.

Quoi faire pour commémorer la Journée du souvenir trans

Vous pouvez prendre part à une vigile le 20 novembre, ou en organiser une, pour honorer la mémoire des personnes trans et de genre non conforme qui ont perdu la vie en raison de la transphobie. Nous vous invitons à participer à une vigile qui se tient en ligne. Si vous y assistez en personne, veuillez respecter toutes les mesures sanitaires en place (port du masque, distanciation, gel désinfectant pour les mains, etc.)

Vous pouvez aussi inciter votre député à adopter une fois pour toutes le projet de loi contre les thérapies de conversion (loi C-6). La thérapie de conversion, pratique dommageable s’il en est, prive les personnes LGBTQ2+ de leur dignité et les dépossède de leur identité en tentant de leur en imposer une autre. Elle fait du tort aux enfants et aux adultes et détruit les familles. Vous pouvez en savoir plus en consultant le document Conversion therapy in Canada (en anglais seulement), qui a été approuvé par l’AFPC.

Autres mesures

Il existe d’autres façons d’appuyer au quotidien les personnes trans et de genre non conforme :

  • Démontrez votre solidarité en respectant les personnes trans qui vous entourent.
  • Ne présumez jamais du pronom d’une autre personne; utilisez le pronom choisi par la personne.
  • Partagez vos pronoms avec les nouvelles personnes que vous rencontrez en signe de solidarité.
  • Ajoutez vos pronoms dans votre signature électronique, votre carte professionnelle ou durant les visioconférences.

Source : http://syndicatafpc.ca/journee-du-souvenir-trans-covid-19-pese-lourd-sur?_ga=2.260875653.962901463.1605810811-722671214.1553177201